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Médecine esthétique : les actes illégaux pointés à nouveau du doigt

Après les chirurgiens plasticiens et les médecins, l’Académie nationale de médecine s’inquiète de «l’explosion des actes de médecine esthétique» réalisés par des professionnels non qualifiés : elle propose de mieux encadrer l’offre de soins.

Face à la multiplication des injections illégales, notamment d’acide hyaluronique le Syndicat national de chirurgie plastique reconstructrice et esthétique avait convié la presse, en janvier dernier, pour mettre en garde contre ces pratiques, son président, le Dr Adel Louafi, allant jusqu’à  dénoncer «des réseaux quasi mafieux, parfois, avec possiblement menaces de mort sur les plaignantes, des filières russes, mais aussi des esthéticiennes qui pensent pouvoir gérer ce type d’injection sans formation médicale».

Les dermatologues sont également montés au créneau, un mois plus tard, pour souligner l’absence de concertation sur la formation des médecins non spécialistes, regrettant que «la médecine esthétique ne dispose toujours pas d’un enseignement universitaire comme c’est le cas pour les professions médicales pratiquant des traitements à visée esthétique».

La grogne médicale a fini par pousser l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) à lancer, à son tour, une mise en garde, rappelant, dans un communiqué, que l’utilisation d’acide hyaluronique injectable est réglementée et réservée aux médecins. Un an plus tôt, en mars 2021, elle interdisait le Hyaluron Pen, un dispositif dépourvu d’aiguilles qui permet de combler les rides ou de repulper les lèvres en propulsant son contenu avec de l’air comprimé.

Cette fois, c’est l’Académie nationale de médecine qui prend position. Dans un communiqué, elle estime que «l’offre de soins dans ce domaine se développe et se diversifie fortement, avec le risque d’échapper à tout contrôle et de poser de graves problèmes de compétence».

L’Académie souligne aussi que «l’explosion des actes de médecine esthétique réalisés par des professionnels non qualifiés va de pair avec un nombre croissant de ‘complications graves’», comme des infections, par manque d’hygiène, des paralysies, des nécroses cutanées, liées à une injection mal réalisée, voire des déformations.

Renforcer la formation des médecins esthétiques

Rappelant que la pratique de la médecine esthétique doit être réalisée par un médecin, elle propose qu’une «formation validante», dans le cadre d’un diplôme universitaire ou inter-universitaire, soit requise pour les nouveaux médecins ou les spécialistes n’ayant pas une formation spécifique et suffisante incluse dans leur spécialité.

Elle appelle également «au respect des obligations mises en place le 26 mai 2021» pour les fabricants et importateurs d’appareils esthétiques», notamment la certification d’un appareil classé «dispositif médical» par un organisme agréé «notifié dans le cadre de la nouvelle réglementation européenne», et la définition d’un contenu de formation obligatoire pour l’utilisation de l’appareil.

L’origine des produits injectés doit être connue et accessible, insiste l’Agence du médicament, qui suggère, par ailleurs, que l’accès aux informations pour trouver un spécialiste autorisé à pratiquer la médecine esthétique soit rapidement amélioré, ainsi que le recueil et les déclarations par les médecins et les patients des effets secondaires graves.

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