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Médecine esthétique : les dermatologues veulent un enseignement universitaire

MOBILISATION DES DERMATOLOGUES CONTRE LES IMPOSTEURS

Après les chirurgiens plasticiens, qui dénonçaient il y a un mois les «injectrices illégales», le Syndicat national des dermatologues-vénéréologues met en garde contre les risques liés aux traitements en «dermatologie esthétique» réalisés par des médecins non spécialistes.

Le recours croissant aux injections d’acide hyaluronique n’en finit pas d’agiter le milieu médical. Début janvier, les chirurgiens esthétiques dénonçaient les «injectrices illégales». Dans un communiqué, ils pointaient les «esthéticiennes ou coiffeuses, manucures ou même prothésistes ongulaires, sans aucune compétence, qui sévissent sur les réseaux sociaux».

Des pratiques jugées également risquées par le Syndicat national des dermatologues-vénéréologues (SNDV), qui «s’élève contre la volonté d’autorisation de gestes médicaux et esthétiques par des non médecins prise sans concertation avec les experts de la peau que sont les dermatologues, ni réflexion scientifique». Il regrette, en particulier, que les pouvoirs publics ne classent pas l’acide hyaluronique «comme un médicament au même titre que la toxine botulinique».

Formation des médecins non spécialistes

Mais les dermatologues soulignent aussi l’absence de concertation sur la formation des médecins non spécialistes. «Nous regrettons par ailleurs que la médecine esthétique ne dispose toujours pas d’un enseignement universitaire comme c’est le cas pour les professions médicales pratiquant des traitements à visée esthétique. Il s’agit de la garantie pour les patients d’une pratique rigoureuse au-delà de tous les lobbies industriels», explique le syndicat dans un communiqué.

Préconisant un encadrement plus strict des injections, il souhaite la mise en place d’un diplôme «pour les médecins sans expertise sanctionnant l’exercice de la médecine esthétique». Le syndicat en appelle aussi aux pouvoirs publics «pour éviter plus largement l’utilisation sans contrôle par des non médecins de produits marqués CE médical».

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