Des chercheurs de l’Université de Californie du Sud ont analysé les données d’environ 5 600 adultes américains issus de l’enquête nationale sur la santé et la nutrition. En comparant les résultats obtenus avec l’IMC et ceux fondés sur la définition de l’obésité clinique, ils ont conclu que près de 26 % des personnes ayant un IMC normal et 50 % de celles classées en surpoids devraient être considérées comme obèses.
Leur étude publiée dans la revue Annals of Internal Medicine remet ainsi en question la capacité de l’indice de masse corporelle (IMC) à identifier certaines situations d’obésité. «Beaucoup de personnes pensent que si leur IMC indique qu’elles ne sont pas obèses, elles n’ont pas à s’inquiéter des nombreux problèmes de santé liés à l’obésité», explique Brian P. Lee, principal auteur de l’étude, cité dans un communiqué de l’université.

Une nouvelle définition de l’obésité
Pour obtenir l’IMC, on divise le poids (exprimé en kilos) par la taille au carré (exprimée en mètres). C’est tout. Cette mesure ne distingue donc pas la masse grasse de la masse musculaire ou osseuse. Ainsi, une personne très musclée peut présenter un IMC élevé sans excès de graisse, tandis qu’une autre peut afficher un IMC normal tout en ayant une quantité de graisse associée à des problèmes de santé.
En fait, les chercheurs se sont appuyés sur une définition plus récente, dite d’«obésité clinique», élaborée en 2025 par la commission de la revue Lancet Diabetes and Endocrinology. Celle-ci ne se fonde plus uniquement sur le poids et la taille, mais sur la présence de graisse abdominale, évaluée notamment à partir du tour de taille et de différents rapports morphologiques, associée à des atteintes ou problèmes de santé liés à l’excès de graisse.
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