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Stress : des mouvements très lents testés sur le système nerveux

Munz floor

Bouger pour aider l’organisme à se mettre au repos ? Une étude publiée dans Frontiers in Physiology a mesuré les effets immédiats d’une séance de Munz Floor, une méthode de mouvements très lents au sol, sur le système nerveux autonome.

Allongé sur le sol, bouger au ralenti pendant une heure pourrait-il aider l’organisme à lever le pied ? C’est ce qu’a voulu mesurer une équipe de chercheurs en s’intéressant au Munz Floor, une méthode créée par l’ancien danseur étoile Alexandre Munz, qui associe mouvements en spirale très lents et étirements des fascias.

Le système parasympathique à la loupe

Selon une étude parue dans la revue scientifique Frontiers in Physiology, 33 adultes en bonne santé ont participé à l’expérience. Tous ont d’abord passé 60 minutes allongés sans bouger. Trois jours plus tard, dans les mêmes conditions et au même moment de la journée, ils ont suivi une séance de Munz Floor, guidée à distance par la voix. Les chercheurs ont mesuré avant et après chaque séance leur fréquence cardiaque et sa variabilité (VFC).

La VFC mesure les variations de durée entre deux battements du cœur. Elle permet notamment d’étudier l’activité du système nerveux autonome, qui régule sans intervention consciente de nombreuses fonctions de l’organisme. Les chercheurs se sont plus particulièrement intéressés à sa branche parasympathique, associée notamment au repos et à la récupération. 

Après la séance de Munz Floor, la fréquence cardiaque des participants allongés a diminué en moyenne de 12,4 %, contre 3,8 % après la période de repos. Plusieurs paramètres de la VFC associés à la modulation parasympathique ont aussi davantage progressé après les exercices.

Ralentissement de la respiration

Les auteurs observent des différences statistiquement significatives entre les deux situations et concluent à une augmentation immédiate de l’activité parasympathique. Plusieurs explications sont avancées, parmi lesquelles la lenteur des mouvements et de la voix qui guide la séance, ainsi qu’un ralentissement de la respiration.

Les résultats restent toutefois à interpréter avec prudence. L’étude porte sur seulement 33 personnes et mesure les effets juste après une unique séance. Elle ne permet donc pas de savoir combien de temps ils persistent, ni de démontrer que cette pratique réduit effectivement le stress ou la fatigue dans la vie quotidienne.

Les chercheurs reconnaissent aussi ne pas avoir mesuré la fréquence respiratoire ni la pression artérielle. Des travaux complémentaires seront donc nécessaires pour déterminer la portée clinique de ces premiers résultats.

 

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