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Mise en garde de l’ANSM contre les injections d’acide hyaluronique illégales

LES INJECTIONS ILLÉGALES DANS LE COLLIMATEUR DES AUTORITÉS

Alors que le phénomène prend de plus en plus d’ampleur sur les réseaux sociaux, l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) s’inquiète des injections d’acide hyaluronique réalisées sans autorisation.

Face à la multiplication des opérations illégales, les mises en garde se succèdent. En janvier, médecins et chirurgiens esthétiques avaient alerté le public sur ces interventions clandestines dont les risques sont loin d’être anodins pour les personnes qui acceptent de passer par ce marché parallèle.

«On voit des jeunes filles arriver dans des états lamentables. Elles ont les lèvres dures comme du plomb, douloureuses et présentent des plaies, des rougeurs, des granulomes… », témoignaient au début de l’année des médecins dans Le Parisien, évoquant également «des cas de cécité irréversible et de nécrose du nez, des lèvres ou d’une partie du front».

Malgré tout, les injections effectuées par des non médecins se sont poursuivies. La semaine dernière, une jeune femme a été interpellée à Nantes pour avoir procédé, dans son appartement, à des injections de toxine botulique et d’acide hyaluronique, sans le moindre diplôme médical, après en avoir fait la publicité sur les réseaux sociaux.

«Ces pratiques réalisées par des non-médecins sont dangereuses et interdites», avertit dans un communiqué l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM), sept mois après l’avertissement des chirurgiens esthétiques. Dans son communiqué, elle rappelle aussi que l’utilisation d’acide hyaluronique injectable est réglementée et réservée aux médecins.

«Ces effets indésirables, pouvant aller jusqu’à des infections graves ou des nécroses de la peau, sont majoritairement liés à des pratiques non conformes, telles qu’un non-respect des conditions d’hygiène ou une injection mal réalisée», indique l’ANSM. Les complications peuvent aussi être causées par la qualité douteuse de l’acide utilisée, l’agence rappelant qu’il est essentiel de pouvoir assurer la traçabilité du produit.

Prévention des risques de contamination

L’injection de l’acide hyaluronique nécessite «la réalisation d’un interrogatoire clinique, pour vérifier notamment les antécédents médicaux du patient (allergies, maladies auto-immunes, etc.) et choisir les produits adaptés à la zone d’injection», souligne-t-elle. A long terme, les risques sont la mauvaise position du produit injecté due à sa migration et l’inflammation des tissus injectés.

Comme l’expliquait récemment le Dr Hugues Cartier, les injections relèvent souvent d’un exercice de haute précision, pour éviter les complications vasculaires, les hématomes ou la formation d’abcès. Selon le dermatologue, même les médecins ne sont pas à l’abri d’un acte défectueux, injectant parfois à l’aveugle avec des canules qui ne permettent pas une sécurité totale.

Pour autant, «les médecins savent prendre en charge les effets indésirables immédiats comme une allergie au produit injecté – choc anaphylactique –, une nécrose ou ischémie – vaisseau sanguin bouché –, par un traitement médical adapté», rappelle l’ANSM. Ils maîtrisent aussi les règles d’hygiène et celles des déchets opératoires, comme les seringues souillées, pour éviter le risque de contamination de maladies transmissibles, telles que le VIH ou l’hépatite C.

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