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Médecine esthétique : l’échographie, la solution pour éviter les complications ?

La médecine esthétique fait appel à l'échographie

Cet examen indolore, qui permet d’obtenir des images de l’intérieur du corps à travers la peau, devrait se banaliser dans les cabinets de médecine esthétique, anticipe le dermatologue Hugues Cartier, qui y voit de nombreux avantages.

Si l’échographie est devenue, en une quarantaine d’année, une technique incontournable dans le suivi de la grossesse, elle a aussi franchi les portes des maternités. Gastro-entérologie, gynécologie, cardiologie, médecine sportive, soins d’urgence… En permettant de visualiser les organes et les vaisseaux, et même, avec un doppler, la circulation sanguine dans les veines et les artères, ce procédé s’est imposé dans beaucoup de spécialités.

La médecine esthétique, elle, reste à la traîne… Et pourtant, les injections relèvent souvent d’un exercice de haute précision, pour éviter les complications vasculaires, les hématomes ou la formation d’abcès. «C’est un no man’s land !», alors que les médecins injectent de plus en plus profondément à l’aveugle avec des canules qui ne permettent pas une sécurité totale, déplore le Dr Hugues Cartier, également vice-président de la Société française de médecine esthétique (SFME). Il est intervenu sur le sujet lors du congrès mondial de l’IMCAS (International Master Course on Aging Skin), qui s’est tenu début juin.

La solution ? Un examen échographique. Car il ne s’agit plus seulement d’injections. Il faut aussi pouvoir remonter le temps… Les patientes, au gré de leurs envies, passent d’un cabinet à l’autre, et les produits de comblement s’accumulent sous leur peau. Un parcours personnel que le médecin esthétique ne connaît pas forcément.

Découvrir l’historique des injections

«Il y a des produits qui sont beaucoup plus difficiles à repérer, comme les Dermalive, qui se voient très bien en échographie. On voit aussi le Radiesse, l’acide polylactique ou la silicone. Vous voyez ainsi la pérennité de certains produits qui restent très longtemps sous la peau», explique Hugues Cartier.

L’échographie permet de distinguer «facilement» la peau, la couche graisseuse superficielle, la couche fibromusculaire, la couche graisseuse profonde et l’os. Elle donne au praticien «la possibilité de vérifier la zone à injecter, de repérer des produits précédemment injectés, de faire une injection écho-guidée, d’évaluer le mouvement des muscles, comme le masséter, de suivre l’intégration du produit dans les tissus cutanés», détaille le spécialiste.

Après les diagnostics de peau, la réalité augmentée et, bientôt, l’intelligence artificielle, la médecine esthétique devrait donc franchir une étape supplémentaire avec l’échographie. «Elle va devenir un examen de routine quotidien pour tous les praticiens esthétiques», assure Hugues Cartier. Et là, impossible de gommer l’effet du temps : la machine verra tout…

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