Avec une croissance annuelle de 10 à 20%, O’Barbershop s’est imposé comme un acteur clé du grooming en France. Fondée par Antoine Rouvroy, en 2016, et dirigée aujourd’hui par Nicolas Herpin, la marque figure parmi les 15 premiers «champions de la croissance 2025» du classement Les Échos-Statista. Sur son site, elle décline une large gamme de produits allant des huiles et crèmes à raser aux soins pour la peau et aux cires, à destination des particuliers comme des professionnels.
Mais l’entreprise ne s’arrête pas là. Déjà impliquée dans la formation des barbiers à l’international, elle s’apprête à franchir une nouvelle étape avec l’ouverture d’une académie et d’un showroom en plein cœur de Paris. Une implantation stratégique qui accompagnera son développement, notamment dans la vente d’accessoires professionnels – des tondeuses aux ciseaux – pour répondre à la demande croissante du marché.
Profession bien-être : Comment évolue le marché du grooming depuis la sortie du Covid ?
Nicolas Herpin : On est sur un marché qui se développe, notamment en nombre de salons. Et aujourd’hui, il y a une forme de consolidation : les salons qui marchent bien en ouvrent un deuxième, puis un troisième, un cinquième, etc. On voit de plus en plus de petites chaînes de barbiers. C’est hyper intéressant, parce que ça permet d’avoir une activité plus solide. On observe aussi un dynamisme avec de nombreux barbiers qui, depuis le Covid, cherchent à gagner en indépendance en ouvrant leur propre salon.
Ces mini-chaînes dont vous parlez ont combien de salons à leur actif ?
Leurs fondateurs débutent en développant une activité près de chez eux. Ce qui importe pour ces salons, c’est la qualité de leur management, en raison d’une forte rotation des barbiers lors du recrutement. Pour assurer la continuité, il faut être proche des équipes, avec un management assez présent.
C’est la clé du succès du grooming ?
Pour moi, il n’y a pas de « sous-barbiers ». Il y a des barbiers un peu moins chers, d’autres un peu plus chers. La clé, c’est d’avoir une offre cohérente qui est adaptée à sa clientèle. Cela passe par le salon, par le type de barbiers qui travaillent dans le salon, et aussi, bien sûr, par le type de produits qu’on utilise et qu’on vend.
Quels produits vendez-vous le plus en ce moment ?
Nous vendons aux barbiers des produits qu’ils revendent ensuite à leurs clients. Et ce qui se vend le plus aujourd’hui, ce sont les produits coiffants, notamment les poudres coiffantes, qui vont apporter une fixation légère et une finition mate.
Où on vous trouve ?
Tout se passe sur notre site Web et sur Instagram, cela nous permet d’avoir de la visibilité. Mais à partir de la mi-mars, on aura notre showroom à Paris, permettant de tester les produits. Cet espace servira aussi d’académie, où nous proposerons de nombreuses formations pour les professionnels.
Propos recueillis par Julien Elis.
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