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Injections illégales : la gendarmerie lance un appel à témoins

Dans le cadre d’une enquête, la gendarmerie de Lille a lancé un appel à témoins pour tenter de retrouver plusieurs personnes pratiquant des injections illégales d’acide hyaluronique ou de botox dans le Nord et en région parisienne.

Une enquête a été ouverte par le parquet de Valenciennes. Selon les premiers éléments, les suspects contactent leurs victimes via les réseaux sociaux, en se cachant derrière des pseudonymes. Pour tenter de les retrouver, les gendarmes de Lille invitent donc les victimes ou leurs proches à se faire connaître.

«Si vous avez eu recours ou si vous connaissez un membre de votre entourage qui a eu recours aux prestations proposées via les pseudonymes Instagram ‘injection_lille’ et Snapchat ‘doctor LOUGAYNE’, vous êtes priés de bien vouloir contacter la section de recherches de Lille», demande ainsi la gendarmerie de Lille. Les éventuelles victimes peuvent la contacter à cette adresse : victimes-doctor-lougayne@gendarmerie.interieur.gouv.fr

Ce n’est pas un cas isolé. Depuis plusieurs mois, en effet, les condamnations se multiplient. Des dizaines de profils sur les réseaux sociaux proposent à des prix attractifs des injections sauvages d’acide hyaluronique, dans des appartements ou dans des instituts de beauté, pratiquée parfois par des esthéticiennes voire une titulaire d’un CAP de coiffure, en dehors de toute légalité (pas de diplôme de médecine). 

L’acide hyaluronique toujours en vente libre

En Moselle, deux sœurs ont été condamnées récemment pour avoir réalisé des centaines d’injections d’acide hyaluronique sans être médecins. Certaines clientes ont décrit des expériences douloureuses, dont l’une ayant été piquée jusqu’à l’os de la mâchoire pour traiter un double menton. Les jeunes femmes demandaient un acompte de 70 euros via PayPal et un complément pour des prestations pouvant atteindre 400 euros.

Face à ce phénomène, deux cents chirurgiens esthétiques ont publié une tribune, début avril, dans le Parisien, demandant aux pouvoirs publics un encadrement plus strict de la délivrance de produits de comblements, comme l’acide hyaluronique, aujourd’hui disponible sans ordonnance.

LIRE AUSSI : Médecine esthétique : les actes illégaux pointés à nouveau du doigt

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