Une jeune femme de Cabrières (Hérault), présentée par la presse locale comme esthéticienne, pratiquait illégalement des injections de botox et d’acide hyaluronique. Elle a été condamnée le 12 décembre par le tribunal correctionnel de Béziers.
Une enquête de gendarmerie avait été ouverte au début de l’année 2022, à la suite d’une première plainte : une cliente de 44 ans s’était rendue dans son institut, à Cabrières, pour faire des injections de botox sur le contour des yeux, mais celles-ci ont entrainé sur son visage un œdème, une sécheresse oculaire et des céphalées, raconte le journal montpelliérain Métropolitain.
Une seconde victime âgée de 30 avait aussi déposé plainte contre cette même personne, après une injection d’acide hyaluronique dans les lèvres ayant provoqué une infection. Plusieurs infractions ont été retenues contre l’esthéticienne, jugée le 14 novembre, dont celles d’exercice illégal de la médecine, pratique commerciale trompeuse, exécution d’un travail dissimulé et blessures involontaires.
Elle s’est formée en regardant des vidéos
Outre des injections illégales, elle pratiquait «la pose de fils tenseurs en polydioxanone avec anesthésie locale, des injections d’aqualyx ainsi que des blanchiments dentaires à base de peroxyde d’hydrogène, lequel n’est librement utilisable que pour les solutions avec une concentration égale ou inférieure à 0,1%», détaille Métropolitain.
Le 12 décembre, le tribunal correctionnel de Béziers a rendu son délibéré, la condamnant à neuf mois de prison avec sursis et 600 euros d’amende. «Au cours de sa garde à vue, elle avait reconnu les faits tout en affirmant méconnaître la législation applicable en la matière et avoir suivi plusieurs formations dispensées en visioconférence par des professionnels étrangers», ajoute le journal.
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