«Dans un environnement opérationnel particulièrement difficile et volatil, L’Oréal démarre l’année avec une croissance conforme à nos prévisions. Il y a eu de bonnes et de moins bonnes surprises : les États-Unis sont plus difficiles que prévu, tandis que la Chine est légèrement meilleure qu’anticipé», déclare le directeur général Nicolas Hieronimus, cité dans le communiqué.
Nicolas Hieronimus se dit « confiant » dans l’idée de continuer à progresser plus vite que le marché mondial de la beauté, «qui devrait progresser malgré les tensions économiques et géopolitiques actuelles». «Nous prévoyons une accélération progressive de la croissance», précise-t-il.
L’Oréal progresse en Europe et Asie
Dans la zone Amérique du Nord, «un marché en ralentissement », selon le communiqué, les ventes de L’Oréal reculent de 1,4%, à 2,97 milliards d’euros (en données publiées), impactées par la mise en place d’un nouveau système informatique. Hors cet effet, la croissance des États-Unis et du Canada atteint 0,5%.
En Asie du Nord, le chiffre d’affaires progresse de 8,4%, à 2,95 milliards d’euros, avec un effet positif lié à l’anticipation de changements IT en Chine continentale. Dans ce pays, «le marché de la beauté, atone au premier trimestre, se redresse lentement», indique le groupe. Enfin, en Europe, les ventes progressent de 4,9% à 3,9 milliards d’euros, tirées notamment par l’Espagne-Portugal, le Royaume-Uni-Irlande, l’Italie et les pays d’Europe centrale.
Par catégorie, la division Luxe (Lancôme, Yves Saint Laurent, Armani, Kiehl’s…) reste la plus dynamique avec une progression de 7,3%, à 4,1 milliards d’euros. La division des Produits Grand Public (Garnier, Maybelline, L’Oréal Paris, NYX Professional Makeup) affiche une hausse de 2,5% à 4,3 milliards d’euros, malgré un marché du maquillage jugé «morose», en particulier aux États-Unis.
Une relocalisation partielle aux Etats-Unis ?
La division des Produits Professionnels, qui propose des soins capillaires premium destinés aux salons de coiffure, enregistre une progression de 2,7%, à 1,28 milliard d’euros. Le groupe souligne la performance de ses grandes marques, notamment Kérastase, L’Oréal Professionnel et Redken, portées par des best-sellers comme Genesis, Metal Detox ou Acidic Bonding Concentrate.
Le développement d’outils innovants tels que le sèche-cheveux AirLight Pro se poursuit, notamment en France et aux États-Unis. Dans un marché du soin capillaire haut de gamme qui reste dynamique, la division continue de «surperformer», soutenue par une stratégie omnicanale et par la redynamisation du marché des salons, indique le communiqué.
Le chiffre d’affaires de la division Beauté Dermatologique (La Roche-Posay, Vichy, SkinCeuticals, CeraVe) progresse, quant à lui, de 3,5%, à 2,1 milliards d’euros, tiré par La Roche-Posay, notamment grâce aux ventes de Cicaplast et Mela B3. Malgré des conditions plus difficiles en Amérique du Nord, la division enregistre une progression à deux chiffres en Asie du Nord et poursuit sa croissance en Europe.
Enfin, concernant les tensions commerciales avec les États-Unis, Nicolas Hieronimus a indiqué que L’Oréal pourrait «prendre les mesures de relocalisation nécessaires» en fonction de l’évolution des droits de douane, rapporte l’AFP. «Nous pouvons augmenter les prix, nous avons constitué des stocks et oui, nous pouvons relocaliser une partie de notre production», a-t-il précisé lors d’un échange avec des analystes, tout en soulignant que le groupe ne souhaitait pas prendre de mesures «précipitées pour quelque chose qui pourrait être temporaire».
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