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Dermocosmétique : les consommateurs achètent une réponse, plus une marque

DERMOCOSMÉTIQUE

Selon Worldpanel by Numerator, la dermocosmétique progresse plus vite que l'ensemble du marché européen du soin du visage. En cause, la recherche de produits à l'efficacité prouvée et de routines de soin plus hybrides. 

Le sérum d’une marque, le nettoyant d’une autre, la crème recommandée pour les peaux sensibles d’une troisième… Pour de nombreux consommateurs européens, la routine beauté ne se construit plus autour d’une seule marque. Le choix se fait désormais produit par produit, en fonction d’un besoin précis. Et cela profite à la dermocosmétique. 

C’est l’un des principaux enseignements d’une étude publiée par Worldpanel by Numerator. Résultat, la dermocosmétique poursuit sa progression dans les principaux marchés européens, notamment au Royaume-Uni, en France, en Allemagne et en Espagne. Sa croissance dépasse même celle de l’ensemble du marché du soin du visage.

Quand la « science » rassure

L’étude avance une explication. Selon elle, les consommateurs recherchent davantage des produits dont l’efficacité est démontrée, fondés sur une expertise scientifique et capables de répondre à des problématiques ciblées. Les recommandations des dermatologues et l’intérêt croissant pour la santé de la peau contribuent aussi à renforcer l’attractivité de cette catégorie.

Mais de quoi parle-t-on exactement ? Rappelons que le terme a été créé par le pharmacien français Pierre Fabre pour désigner des produits situés entre les univers de la beauté et de la santé. Pourtant, contrairement à ce que son nom pourrait laisser penser, la dermocosmétique ne correspond à aucune catégorie juridique spécifique. 

En France comme dans l’Union européenne, ces produits sont considérés comme des cosmétiques et soumis à la même réglementation que les autres produits de beauté. Les autorités françaises évoquent néanmoins des «produits cosmétiques vendus sur conseil pharmaceutique», reflet du lien historique entre la dermocosmétique, la pharmacie et l’expertise dermatologique. Et ça compte dans l’esprit des consommateurs. 

Les jeunes générations en tête

Les plus jeunes figurent parmi les plus enthousiastes. «Parmi les utilisateurs de soins du visage, 33 % des membres de la Génération Z utilisent des produits dermocosmétiques, contre 31 % des Millennials, 24 % de la Génération X et 21 % des Boomers», indique un communiqué de la société d’études.  

Selon la société spécialisée dans les panels de consommateurs, cet engouement reflète l’intérêt des jeunes générations pour «des solutions ciblées répondant à des préoccupations comme l’acné, les imperfections ou les peaux sensibles». Autre enseignement : la dermocosmétique est rarement utilisée seule. Seulement un tiers des utilisateurs s’appuie exclusivement sur ces produits dans sa routine hebdomadaire. La majorité les associe à des produits issus de marques de soin traditionnelles.

Ces consommateurs utilisent aussi plus de produits chaque semaine, signe d’«un engagement plus élevé et des routines mieux adaptées à leurs besoins cutanés», conclut l’étude. Avec, pour les rassurer, un vernis scientifique devenu un argument de poids dans l’univers du soin. 

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