Beauté

Bien-être

Business

Beauté : L’Oréal rêve d’un avenir peuplé d’algorithmes, de biomarqueurs et d’agents conversationnels

L'Oréal

En annonçant OpenAI comme partenaire fondateur de sa feuille de route IA, L'Oréal ne présente pas un simple projet technologique. Le géant mondial des cosmétiques dessine un futur de la beauté où les algorithmes analyseront la peau, recommanderont les produits, créeront les contenus et orienteront les achats... 

Le futur de la beauté selon L’Oréal ? Dans quelques mois, une consommatrice pourra essayer un rouge à lèvres Maybelline directement dans ChatGPT. Une autre découvrira un produit Lancôme ou Kérastase au fil d’une conversation avec l’intelligence artificielle. Derrière ces usages, présentés à VivaTech 2026, L’Oréal et OpenAI affichent une ambition plus large : faire de l’IA un pilier de l’industrie de la beauté.

Mercredi, le groupe français et le créateur de ChatGPT ont annoncé une «collaboration majeure», présentée comme «un moment décisif dans la transformation de la beauté à l’ère de l’IA». Dans ce futur piloté par la donnée, tout se mesure, tout se cartographie, tout se prédit… Le contact humain, lui, est aux abonnés absents.

ChatGPT entre dans l’univers de la beauté

Reprenons dans le détail ce qui a été annoncé. Cette alliance repose sur deux axes : des parcours consommateurs enrichis par l’IA et des métiers augmentés par… l’IA, de la recherche au marketing. L’Oréal prévoit aussi de renforcer la découverte de ses produits dans ChatGPT, d’abord aux États-Unis, pour plusieurs marques, dont Lancôme et Kérastase.

Autre nouveauté : SkinCeuticals, CeraVe et Garnier participeront au pilote publicitaire mondial de ChatGPT. Selon le communiqué, cette publicité dite «IA-native» doit permettre de répondre instantanément «à l’intention du consommateur et à l’acte d’achat». 

Le partenariat concerne aussi les activités scientifiques du groupe. Grâce à GPT-Rosalind, présenté comme un modèle de raisonnement conçu pour les sciences de la vie, L’Oréal indique pouvoir cartographier le microbiome cutané «à une échelle sans précédent». L’objectif est d’identifier des bactéries bénéfiques afin d’accélérer le développement de futurs soins, notamment pour La Roche-Posay.

Enfin, l’IA sera mobilisée pour la production de contenus. Le dernier modèle d’OpenAI alimentera CreAItech, la plateforme interne de création de contenus du groupe, capable de générer images et vidéos à partir du patrimoine des marques.

Une feuille de route à grande échelle

«Chez L’Oréal, nous pensons que nous pouvons en demander plus à l’IA pour nos consommateurs beauté, pour nos métiers tels que le marketing et la recherche, ainsi que pour nos collaborateurs», fait valoir Asmita Dubey, directrice générale digital et marketing de L’Oréal, dans un sabir maison où l’on devine davantage l’ambition stratégique que les usages concrets.

Une ambition qui résume bien l’esprit du partenariat annoncé à VivaTech : étendre l’intelligence artificielle à l’ensemble de la chaîne de valeur beauté. Selon L’Oréal, 73 000 collaborateurs ont déjà été formés à l’IA générative et disposent d’outils internes, parmi lesquels L’OréalGPT et des compagnons IA personnels. La beauté au service du silicium. 

LIRE AUSSI : Chez L’Oréal, même le futur a un plan marketing

Facebook
LinkedIn
WhatsApp
Email
Dans la même catégorie

Nous utilisons des cookies