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Fonds de commerce : la beauté mieux valorisée, la coiffure résiste

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Le marché français des fonds de commerce a connu un léger rebond en 2024, selon Altares. Mais derrière cette reprise globale, coiffure et esthétique affichent des trajectoires contrastées : la première stagne, la seconde résiste mieux… avant un possible rééquilibrage en 2025.

Avec 31 703 ventes et cessions de fonds de commerce enregistrées en 2024, le marché renoue avec les niveaux de 2022. Une progression de +2,5% qui met fin au ralentissement observé l’an dernier, observe Altares. «Le nombre de transmissions est repassé au-dessus [des 30 000] depuis 2022 sans toutefois s’en écarter franchement, retrouvant ainsi les chiffres de 2017 et 2018», précise Thierry Millon, son directeur des études, dans un communiqué. 

Mais dans le secteur de la coiffure, la reprise se fait toujours attendre. Le volume de transactions reste stable en 2024 : 1 103 établissements ont changé de main, soit -0,2% par rapport à 2023. « Les coiffeurs sont un peu plus à la peine», constate l’étude d’Altares. Du côté des instituts de beauté, la tendance est plus encourageante. En 2024, 470 cessions ont été recensées, en progression de +2,8% sur un an. Une performance modeste, certes, mais qui contraste avec l’immobilisme de la coiffure. 

Dans un contexte de consommation toujours incertain, ce léger regain traduit une meilleure résistance du secteur esthétique. À noter : en volume, les cessions dans la beauté restent bien inférieures à celles du secteur coiffure, mais elles dessinent une dynamique différente.

Différentiel de prix en faveur de la beauté en 2024

À la lecture des données 2024, une hiérarchie semble s’imposer : les instituts de beauté se vendent en moyenne plus cher que les salons de coiffure. L’an dernier, le prix moyen de cession d’un institut s’élevait à 74 561 euros, contre 68 065 euros pour un salon de coiffure. Les deux secteurs enregistrent toutefois un recul, respectivement de -2,8% et -3,5% par rapport à 2023.

Ce différentiel peut étonner. Historiquement, la coiffure génère un volume de cessions bien plus important et bénéficie d’un maillage territorial plus dense. Ce décalage suggère qu’une partie des acquéreurs a estimé l’an dernier le potentiel économique des instituts plus attractif, quitte à investir davantage. 

2025 : la coiffure repasse devant… en valeur

Les premières données du premier trimestre 2025 viennent partiellement inverser cette tendance. Si les volumes de transactions poursuivent leur repli (-16,6% pour la coiffure, -22% pour la beauté), les prix moyens repartent fortement à la hausse dans les deux cas. Mais cette fois, le prix moyen des salons de coiffure dépasse celui des instituts : 77 431 euros pour la coiffure (+13,2%) et 68 801 euros pour la beauté (+16%).

Autrement dit, moins de transactions, mais davantage de valeur dans celles qui aboutissent. Et si la coiffure repasse devant en prix moyen, c’est moins le signe d’un retournement que celui d’un marché prudent, où la qualité prime sur le volume. Reste à voir si cette inflexion se confirmera sur le reste de l’année.

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