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Marché de l’esthétique : ce qui a changé en 2022

ce qui a changé en 2022 dans le marché de l'esthétique

Après la pandémie, le «monde d’après» n’était déjà plus tout à fait le même, tout comme les clients des instituts et leurs attentes. Petit retour sur ce qui changé dans l’esthétique au cours de cette drôle d’année, qui devait marquer la reprise…

#1 – L’ « hyper » personnalisation des soins

Voilà près de trente ans que les instituts parlent de personnalisation des soins. Pourtant, jusqu’ici, cette personnalisation consistait à adapter les fragrances des huiles de massage, les principes actifs pour une crème visage – on ajoute des sérums spécifiques à une crème de base en fonction des besoins de la peau -, le tout après un diagnostic de peau effectué par l’esthéticienne, ne s’appuyant que sur sa seule expérience.

Certaines marques cosmétiques, comme le japonais Menard, proposait bien des crèmes «sur mesure», mais à des prix haut de gamme (380 euros le pot). Les scanners de diagnostic ont changé la donne. Grâce à son analyseur de peau, Ella Baché aide les esthéticiennes à affiner leur expertise et proposer des soins adaptés.

Et cela ne s’arrête pas au soin visage. Corpoderm et Starvac ont sorti en 2022 un analyseur «corps» pour personnaliser les soins minceur. La start-up Abbi France est allée plus loin en élaborant SkanMySkin, un module d’intelligence artificielle permettant de réaliser un diagnostic de la peau sur la base d’un selfie. Le diagnostic est directement transmis à l’opérateur en charge de la confection de la crème.

Abbi du selfie à la crème personnalisée

A l’issue de cette étape, Abbi propose l’élaboration d’une crème sur mesure, avec des actifs spécifiques et à un tarif abordable (69 euros). De son côté, Marionnaud a fait appel à son partenaire Ioma et son appareil Skin Système pour présenter, en septembre dernier, «Ma crème», une formule unique parmi 40 257 combinaisons possibles (55 euros).

L’originalité de ces deux dernières solutions réside dans le fait que la démarche englobe le point de vente dans l’opération. Loin d’éloigner la cliente de son esthéticienne, elles la font, au contraire, revenir périodiquement à l’institut, car la peau n’a pas les mêmes besoins au fil des saisons.

#2 – La technologie ne s’oppose plus au manuel

NOUVELLES TECHNOLOGIES ANTI-AGEOn disait les esthéticiennes réfractaires à la technologie, mais l’engouement pour les machines lors des derniers salons professionnels prouve le contraire. La technologie n’empêche pas la prise en charge holistique et s’adapte même aux soins locaux, comme le démontre le succès de la méthode Laetitia Fontanel, la première à codifier cette alliance manuel/technologique.

Autre bel exemple de réussite dans ce domaine : l’expérience de Julien Cannesaud Molla avec L’Institut by Julien, passé en quatre ans d’un petit institut de quartier à Evian (Haute-Savoie) à un projet de franchise très prometteur, mettant en avant l’expertise anti-âge et des marques de cosmétiques locales. 

Enfin, la polémique qui a divisé cette année les esthéticiennes au sujet du laser diode, effectué par une esthéticienne en toute légalité, sous la surveillance d’un médecin, grâce à la télé consultation, montre bien que les lignes changent. Ce qui s’est passé avec la lumière pulsée, permettant aux esthéticiennes de pratiquer de l’épilation durable, pourrait bien se reproduire prochainement pour cette méthode, d’autant que le laser diode est accessible aux esthéticiennes partout en Europe, sauf en France. 

#3 – Les freelances en vedette

Elles étaient environ 4 000 avant la pandémie. Aujourd’hui, les esthéticiennes à domicile ou free lance seraient plus de 20 000, assurent des spécialistes du marché, comme Viadom ou Le Refuge du bien-être. Tout comme les coiffeurs, qui quittent les salons par manque d’avenir, elles envisagent leur carrière en solo, malgré les difficultés.

Elles suscitent aujourd’hui l’intérêt des marques, comme Beauté Simple, qui a conçu des produits spécifiquement pour elles, voire des importateurs, comme KBS, qui proposent des produits technologiques faciles à transporter pour les freelances. Des espaces de beauté globale ou des salons de coiffure leur permettent aussi de louer des cabines pour proposer leurs services, à l’aide de nouvelles applications comme celles d’Escobé, de Beautycab ou de Chairloc. 

#4 – Les plateformes de réservation de gestion

Les plateformes ont simplifié la communication des instituts Très en retard sur le digital, l’esthétique ? Plus vraiment. La lutte acharnée que se livrent les plateformes de réservation et les logiciels de gestion est passée par là. Treatwell a absorbé Uala (ex-Balinea) et Kiute (ex-Flexy) a intégré Booksy pour tenter de détrôner Planity, qui s’est hissé au premier rang de la réservation beauté en France.

Mais toutes ces plateformes ont un point commun : elles ont permis aux esthéticiennes de se remettre à niveau en digital. Elles proposent aujourd’hui aussi bien les fonctionnalités de gestion classiques, comme le paiement en ligne ou l’état des stocks, que des outils de fidélisation clients, en passant par les cartes cadeaux ou la communication sur les réseaux sociaux. Tout ce qui prenait du temps auparavant et paraissait impossible à gérer est aujourd’hui pré-mâché et prêt à publier. L’efficacité y gagne ce que l’originalité y perd.

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