Logo profession bien etre : magazine d'actualité économique de la beauté et du bien-être

Beauté

Bien-être

Business

Instituts de beauté : comment s’y retrouver dans le bio et le naturel

Greenwashing

Difficile, pour un institut de beauté, de s’y retrouver parmi les labels et les nombreuses allégations bio et naturelles… Profession bien-être fait le point avec Pauline Raffaitin, responsable de l’activité cosmétiques et produits de la maison chez Ecocert.

Profession bien-être : Est-ce que le bio est vraiment une référence dans les instituts de beauté ?

Pauline Raffaitin : Oui, c’est clairement une demande des consommateurs et des consommatrices d’avoir des produits bio. Par contre, au niveau de l’offre, il y aura soit du naturel, soit du bio, mais pas toujours certifié.

Est-ce qu’il y a une typologie particulière des marques de cosmétiques qui souhaitent se lancer dans le bio ?

Il y a tous types d’acteurs, depuis les toutes petites boîtes, des start-up qui veulent vraiment faire tout ce qu’elles peuvent d’un point de vue environnemental et social, aux marques qui décident de lancer seulement une gamme certifiée, soit bio, soit naturelle, ou encore des acteurs pionniers, qui développent l’ensemble de leurs concepts d’entreprise pour une certification bio et naturelle

Comment faire le tri parmi tous les labels, parce qu’il y en a beaucoup ?

C’est vrai ! Il y a beaucoup de labels, mais aussi d’allégations qui parlent du naturel et du bio sans être certifié. Comment s’y retrouver ? Justement, le label est une garantie de confiance. J’encourage tous les utilisateurs, et notamment les esthéticiennes, d’aller observer le produit, regarder si la marque est engagée dans une démarche de certification, en recherchant le logo Cosmos, par exemple, premier label au monde sur les produits cosmétiques bio et naturels

Entre le bio et le naturel, où est la différence ?

Pour la beauté certifiée, la différence est juste sur les ingrédients issus de l’agriculture biologique. Pour les marques qui font juste des allégations, il peut y avoir énormément de différences et on n’a pas toutes les garanties qu’apporte la certification sur l’ensemble des engagements pris par la marque.

Comment Ecocert intervient ?

On va accompagner les marques tout au long de leur démarche de certification, c’est-à-dire depuis le début de la conception du produit, la sélection des ingrédients pour préparer les formules, le packaging, l’étiquetage, etc. On va sur site faire un audit de la marque pour vérifier que l’ensemble des engagements et des critères sont bien respectés.

Le packaging, pour les instituts, c’est peut être moins important…

Oui, c’est moins important pour des marques qui s’implantent dans les instituts, parce que le packaging n’est pas un critère de sélection, c’est plutôt la composition du produit et ses caractéristiques sensorielles qui vont être un point clé pour le choix dans un institut de beauté.

Quand les marques font la démarche de venir vous voir, est-ce que qu’elles ont des réticences, parce que le cahier des charges est quand même assez contraignant ?

Oui, c’est sûr. Les plus gros enjeux sont vraiment sur la formulation – arriver à développer une formule qui va correspondre aux critères du cahier des charges, c’est-à-dire bannir la plupart des ingrédients issus de la pétrochimie, tout en étant efficace -, sur la sensorialité, le parfum, ou encore les capacités d’hydratation de la peau. 

Est-ce que les marques vont jusqu’au bout ?

Aller jusqu’au bout demande beaucoup d’engagement, parce qu’on va auditer les entreprises tous les ans. Il faut vraiment s’assurer que l’ensemble des critères sont respectés. On ne peut pas faire une demi certification et ne regarder que certains ingrédients… On va analyser l’ensemble de la formule. Alors, oui, il y a des entreprises qui, parfois, souhaiteraient être certifiées mais qui trouvent finalement que les critères sont trop contraignants pour elles.

On parle beaucoup de clean beauty, c’est une certification ?

La clean beauty, c’est un mouvement qui n’est pas défini à ce jour. Il y a énormément de marques qui se définissent dans la clean beauty ! Certes, on pourrait dire que le bio et le naturel certifiés en font partie, mais, comme c’est une thématique un peu fourre-tout, c’est difficile de s’y reconnaître. Ce qui est certain, c’est qu’au sein de la clean beauty, il y a beaucoup de greenwashing et ça n’aide pas les consommateurs à s’y retrouver pour sélectionner les produits qui répondent vraiment à leurs besoins.

Il y a beaucoup de greenwashing aujourd’hui ?

Il y a beaucoup de greenwashing et c’est une tendance mondiale. Il y a du greenwashing un peu dans tous les pays. Ce qu’on voit aussi, c’est que les autorités s’emparent du sujet et qu’il va y avoir de plus en plus de réglementations, justement pour essayer de limiter le greenwashing et les allégations environnementales sur les produits. Les labels vont pouvoir continuer d’exister sur le marché. Ils apporteront les éléments de confiance pour les consommateurs

Propos recueillis par Georges Margossian.

LIRE AUSSI : Le championnat d’Europe de massage obtient le soutien d’Ecocert

Facebook
LinkedIn
WhatsApp
Email
Dans la même catégorie

Nous utilisons des cookies

Welcome Back!

Login to your account below

Retrieve your password

Please enter your username or email address to reset your password.