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Défaillances : l’esthétique et la coiffure replongent en 2026

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EXCLUSIF. Au premier trimestre 2026, 640 entreprises de coiffure, de soins de beauté ou d’entretien corporel ont fait l’objet d’une procédure judiciaire en France, selon le cabinet Altares. Les défaillances progressent de 14,3 % sur un an, bien au-delà de la moyenne nationale (+6,4 %).

Selon les données d’Altares, obtenues par Profession bien-être, le secteur de la beauté enregistre une nette progression des défaillances d’entreprises au premier trimestre. Dans le détail, la coiffure concentre la majorité des procéures judiciaires (sauvegarde, redressement ou liquidation). L’activité (9602A) totalise 379 défaillances au premier trimestre 2026, soit une hausse de 13,5 % par rapport à la même période de l’an passé.

Pour leur part, les soins de beauté (9602B) enregistrent 203 procédures à la même période, en progression de 8 % sur un an, tandis que le segment de l’entretien corporel (9604Z) – qui comporte le moins d’entreprises, ce qui rend ses évolutions plus volatiles – affiche la hausse la plus marquée. Avec 58 défaillances, elle atteint 52,6 %. 

Au total, les métiers de la beauté concentrent «plus des deux tiers des défaillances» observées dans les services aux particuliers, un secteur qui enregistre 907 procédures judiciaires, en hausse de 17 % sur un an, relève le cabinet Altares.

Cette forte augmentation marque un retournement par rapport à l’année 2025, qui présentait un tableau plus contrasté pour les métiers de la beauté. La coiffure faisait alors figure d’exception, avec un recul de 2,1 % des défaillances sur l’année, alors que la moyenne nationale progressait de 3,1 %. À l’inverse, les soins de beauté apparaissaient déjà fragilisés, avec une hausse de 7,4 % des procédures judiciaires sur l’ensemble de l’année.

Un niveau record tous secteurs confondus

Plus largement, le début de l’année 2026 s’inscrit dans un contexte de dégradation du tissu économique. Tous secteurs confondus, 18 986 défaillances d’entreprises ont été enregistrées au premier trimestre, soit une hausse de 6,4 % sur un an. Sur douze mois glissants, le nombre total de procédures collectives dépasse désormais 71 000 entreprises, un «nouveau seuil historique». 

Selon Thierry Millon, «93 % des défaillances de ce trimestre concernent des très petites entreprises». «Les micro-entrepreneurs et entrepreneurs individuels comptent pour moins de 14 % des cessations de paiement des TPE. Ces petites entreprises sont principalement des sociétés commerciales, souvent faiblement capitalisées et dont le niveau de trésorerie est insuffisant pour affronter un environnement économique dégradé», ajoute le directeur des études d’Altares. Au total, plus de 75 000 emplois sont menacés en France sur ce seul trimestre, un niveau record depuis la crise de 2009.

LIRE AUSSI : Défaillances : la coiffure résiste en 2025, l’esthétique décroche

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