L’avenir du site de Ploërmel (Morbihan) inquiète les salariés, si l’on en croit leurs délégués syndicaux, rapporte Ouest-France. La crise sanitaire a fragilisé les finances du groupe de cosmétiques.
Les nouvelles n’étaient pas rassurantes, lors du dernier comité social et économique central, la direction ayant reconnu «la sous-performance du groupe» depuis 2020 et une «rentabilité historiquement faible», indiquait Ouest-France au mois d’octobre.
Des départs anticipés à la retraite pourraient ainsi être programmés sur les trois sites industriels du groupe Rocher dans le Morbihan, le siège de La Gacilly, Ploërmel et Rieux, ce qui représenterait environ 300 suppressions de postes. Mais pour les salariés, celui de Ploërmel serait en première ligne.
« L’issue paraît évidente »
Craignant sa fermeture, des représentants de Force ouvrière sont allés rencontrer le maire de la commune, Patrick Le Diffon, le 9 novembre. «Le mot fermeture n’a pour l’instant jamais été prononcé par le groupe Yves Rocher. Pourtant, l’issue paraît évidente pour le site de Ploërmel. Sincèrement, on ne l’a pas vu venir. Au printemps dernier encore on parlait de nouveaux projets…», explique Nelly Mauvoison Simon, déléguée FO, auprès de nos confrères de Ouest-France.
Selon les délégués syndicaux, deux lignes (maquillage et brumes pour cheveux) devraient être transférées à Rieux d’ici septembre 2023, ce qui impacterait «un peu moins de la moitié des 108 salariés de Ploërmel». Des négociations sont actuellement en cours avec les syndicats. Un document devrait être signé le 22 novembre.



