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Le groupe Yves Rocher cherche à faire des économies en Bretagne

Resultats décevants pour le groupe Yves Rocher

Selon la presse locale, le groupe breton de cosmétiques afficherait des performances économiques décevantes. Il pourrait supprimer des postes en Bretagne.

Si le groupe dirigé par Bris Rocher nourrit toujours de fortes ambitions internationales, «dans l’immédiat, les finances sont plutôt dans le rouge», croient savoir nos confrères d’Ouest-France. «Lors du dernier comité social et économique central (CSEC) du groupe, début octobre, la direction a reconnu ‘la sous-performance du groupe’ depuis 2020 et une ‘rentabilité historiquement faible, qui l’expose aux turbulences’», indiquent-ils.

Fin 2021, le groupe comptait déjà 4,5% de collaborateurs en moins sur un an, soit 16 276 salariés, «principalement du fait de fermetures dans son réseau de boutiques», précise, de son côté, Le Télégramme, qui cite une source interne. La rentabilité globale, peu élevée par le passé, a chuté et la direction n’entrevoit pas de signe de redressement durable, ajoute cette même source.

Favoriser les départs anticipés

La priorité, compte tenu de la situation, est donc d’alléger les coûts de l’entreprise. D’autant que la crise sanitaire lui a fait perdre 25% de ses volumes, poursuit Le Télégramme. Comment ? En favorisant les départs anticipés à la retraite sur les trois sites industriels dans le Morbihan, le siège de La Gacilly, Ploërmel et Rieux, ce qui représenterait environ 300 suppressions de postes.

Le site de Ploërmel, «particulièrement impacté par les baisses de volume», pourrait aussi voir une partie de sa production transférée à La Gacilly. Pour accompagner le changement et équilibrer les compétences, le groupe a engagé une démarche de gestion prospective des ressources humaines (GEPP) avec les partenaires sociaux. Un prochain comité d’entreprise est prévu le 27 octobre.

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