Alors que l’enseigne britannique est en pleine restructuration depuis sa reprise par le fonds d’investissement allemand Aurelius, sa filiale française vit des heures difficiles depuis plusieurs semaines. Au début de l’année, Hugues Laurençon et Andrew Mccrea ont quitté la direction de The Body Shop France, et Martin Rivers a été désigné comme leur successeur, marquant un tournant crucial pour les activités françaises.
Placé en redressement judiciaire le 4 avril par le tribunal de commerce de Paris, à la demande de son nouveau gérant, The Body Shop France, qui emploie 259 salariés, bénéficie d’une période d’observation de six mois jusqu’à l’automne prochain. Les potentiels futurs repreneurs ont jusqu’au lundi 3 juin prochain pour se faire connaître, précise une annonce de l’Association syndicale professionnelle des administrateurs judiciaires (Aspaj).
Des fermetures au Royaume-Uni, au Canada et en Belgique
Celle-ci précise la taille actuelle du réseau français : «51 points de vente dont 13 boutiques en Ile-de-France et 38 boutiques en province, 6 franchisés, et B2B (revendeurs et braderies en ligne)». Son chiffre d’affaires devrait s’élever à 24,7 millions d’euros en 2023, contre 27,6 millions d’euros l’année précédente.
Outre-Manche, la maison-mère, également en dépôt de bilan, va fermer la moitié de ses boutiques. D’autres pays sont aussi touchés par cette vague de fermetures. Au Canada, The Body Shop, en quête d’acquéreurs, envisage de fermer une trentaine de boutiques. Quant aux douze magasins belges, ils ont mis la clé sous la porte au mois de février.
LIRE AUSSI : Cosmétiques : The Body Shop dépose le bilan en France



