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Richard Roullier (Yumi) : « On a toujours voulu faire des soins qui soient rentables »

YUMI

De l’ongle à l’esthétique du regard, en passant par les soins visage et capillaires, la marque Yumi fait feu de tout bois pour se développer. Elle vient de lancer un institut concept, Yumi Studio. Entretien avec Richard Roullier, son gérant et co-fondateur.

Profession bien-être : Comment définissez-vous le concept de Yumi Studio ?

Richard Roullier : Yumi Studio, c’est l’idée de retrouver la gamme complète des soins et des produits de revente dans un seul espace. Pour cela, on a décidé de faire un institut de beauté qui soit différent de ce que l’on retrouve en général, un espace cosy, élégant et cocooning, afin de proposer un parcours complet de la beauté à la cliente finale

On ne voulait pas créer un concept d’institut de beauté lambda, soit tout blanc, soit tout rouge, soit tout vert… On voulait quelque chose avec des matières différentes, des couleurs différentes, tout en respectant les codes de la marque. Après avoir créé notre premier centre pilote à Saint-Étienne, on a ensuite décidé de le dupliquer, notamment par la franchise.

Est-ce que le marché est mûr pour cela ?

Je ne sais pas si le marché est mûr. En revanche, je pense que Yumi est mûr pour le faire. On a beaucoup travaillé nos soins, qui sont rentables pour l’institut, pour l’esthéticienne et pour la cliente finale.

Combien en avez-vous ouvert ?

On a ouvert un espace à Andrézieux-Bouthéon, puis à Divonne-les-Bains. Un troisième est en train de de s’ouvrir sur Tours.

Vous avez créé la marque Yumi en 2012. On a l’impression que vous êtes dans une phase d’accélération ces derniers temps…

Effectivement, nous produisons aujourd’hui nos soins. On a intégré l’année dernière un nos partenaires de production, un laboratoire de cosmétiques, et également la société Hair & Beauty Group, spécialisée dans la distribution de produits et matériel pour les grossistes dans la coiffure, puisque nous avons aussi créé le soin Haircare pour les cheveux…

Vous n’êtes plus cantonné à l’esthétique du regard ?

Non, plus du tout.

C’est une niche ?

Oui, c’est un vrai segment, très spécialisé. C’est ce qui nous permet aujourd’hui d’être présent dans 70 pays, des États-Unis à l’Australie. C’est l’un des soins les plus vendus pour notre marque et on a signé un partenariat avec Benefit, marque du groupe LVMH, numéro un mondial du maquillage du regard. On est présent dans tous les espaces Benefit du monde et dans les gros bars Sephora.

Vous faites un peu le grand écart, en passant de l’esthétique du regard aux soins capillaire…

En fait, on a toujours été un peu avant-gardiste ! On souhaitait développer un soin qu’on ne retrouvait pas en institut de beauté et on s’est rendu compte qu’on travaille aussi le poil dans le regard, avec les sourcils et les cils, et donc on s’est dit : pourquoi pas le cheveu ? Comme on ne touche pas à la coiffure, les esthéticiennes peuvent faire le soin Haircare, le botox, le lissage, et ça marche très bien.

Dans les cosmétiques, vous avez une gamme assez large…

Oui. L’objectif de Yumi, c’est de faire une marque globale. Aujourd’hui, on se plaît à dire qu’on s’occupe de nos clientes de la tête aux pieds, et c’est vraiment le cas ! On investit de plus en plus dans le food and beauty. On développe les gummies, les compléments alimentaires à base de collagène, les infusions, etc., tout ce qu’on peut retrouver dans un institut de beauté ou un spa.

Quelle est la place du soin ?

Il faut proposer du soin, c’est la valeur ajoutée de l’Institut. On a toujours voulu faire des soins qui soient rentables, pour que l’esthéticienne puisse enfin gagner sa vie et être fière de son travail, parce que le résultat est immédiat.

Propos recueillis par Georges Margossian.

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