Outre-Atlantique, cinquante-sept plaintes ont déjà été déposées contre L’Oréal depuis la publication d’une étude suggérant que certains produits capillaires sont potentiellement responsables de cancers.
Rendue publique cet automne, l’étude notait que les femmes qui déclaraient utiliser fréquemment des produits de lissage des cheveux plus de quatre fois par an étaient plus de deux fois plus susceptibles de développer un cancer de l’utérus par rapport à celles qui n’utilisaient pas les produits.
«Nous avons estimé que 1,64% des femmes qui n’ont jamais utilisé de fer à lisser développeraient un cancer de l’utérus avant l’âge de 70 ans, mais, pour les utilisatrices fréquentes, ce risque peut atteindre 4,05%», avait alors commenté Alexandra White, auteur principal de l’étude, dans un communiqué de l’Institut national des sciences de la santé environnementale.
Ces conclusions, publiées par le Journal of the National Cancer Institute, avaient suscité beaucoup de réactions. Une Américaine, suivie pour un cancer de l’utérus, avait alors immédiatement porté plainte au civil contre L’Oréal, via un célèbre cabinet d’avocats.
« Aucun fondement juridique »
Cette initiative n’est pas restée isolée. Selon le journal britannique The Guardian, 57 plaintes ont déjà été déposées auprès de différents tribunaux contre L’Oréal et des filiales des sociétés indiennes Godrej Son Holdings Inc et Dabur International. Elles ont été regroupées devant le tribunal fédéral de Chicago.
Selon les plaignants, ces entreprises connaissaient les risques associés à la vente de produits de défrisage, utilisés pour lisser les cheveux, mais elles auraient choisi de les commercialiser. Dans un communiqué, L’Oréal s’est dit «confiant dans la sécurité de nos produits et pense que les récentes poursuites intentées contre [elle] n’ont aucun fondement juridique».



