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Parfums d’intérieur : 60 Millions de consommateurs réclame un étiquetage renforcé

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Selon 60 Millions de consommateurs, l’utilisation régulière de parfums d’intérieur présente des risques pour la santé. Le magazine réclame un étiquetage obligatoire et lisible, ce qui pourrait contraindre fabricants et distributeurs à revoir packagings et mentions légales.

Les parfums d’intérieur ne sont pas sans risque. C’est l’alerte lancée par 60 Millions de consommateurs dans son numéro mensuel, à la suite de tests publiés jeudi. Le magazine demande une «obligation d’un étiquetage clair et lisible sur les risques pour la santé» de ces produits. 

Vingt produits ont été testés, répartis en cinq catégories : quatre encens à brûler, quatre bougies parfumées, quatre diffuseurs statiques, quatre diffuseurs électriques et quatre sprays désodorisants à base d’huiles essentielles. Les encens ressortent comme les plus néfastes. Pour le formaldéhyde, cancérogène avéré, les émissions varient entre 42 et 102 microgrammes par mètre cube, «bien au-delà des recommandations de l’Anses», estime le magazine. 

Côté sprays, les émissions de substances cancérogènes se révèlent peu nombreuses et à très faibles concentrations, mais deux produits testés affichent des teneurs élevées en terpènes. Quant aux diffuseurs passifs à bâtonnets, diffuseurs électriques et bougies, ils apparaissent «globalement moins problématiques», mais «pas complètement anodins».

Quelles conséquences pour les fabricants ?

Aujourd’hui, l’affichage de précautions sur l’emballage n’est obligatoire que pour les désodorisants à combustion, comme les bougies parfumées et l’encens, et ce, depuis mai 2017. Pour les désodorisants non combustibles – sprays aérosols, diffuseurs électriques ou statiques -, «il n’existe pas aujourd’hui d’obligation», rappelle le ministère de la Santé. 

Au-delà de l’étiquetage, 60 Millions de consommateurs appelle aussi à mieux encadrer certaines promesses commerciales. Les allégations du type «assainissant» ou «purifiant», notamment pour les sprays et diffuseurs contenant des huiles essentielles, sont jugées problématiques. Les fabricants pourraient être contraints de revoir leurs arguments marketing dans un contexte de vigilance accrue.

Par ailleurs, le magazine recommande de proscrire l’utilisation régulière et prolongée des parfums d’intérieur, en particulier pour les enfants, les femmes enceintes et les personnes asthmatiques. Les industriels pourraient être amenés à intégrer plus clairement ces précautions sur leurs packagings.

Avec l’AFP. 

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