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Les problèmes de recrutement inquiètent l’industrie cosmétique

Plus de 12000 postes disponibles dans la filière cosmétique

Alors que le «made in France» ne s’est jamais aussi bien porté dans l’industrie cosmétique, environ 12 000 postes sont aujourd’hui à pourvoir. Pour aider la filière, la Cosmetic Valley fait de l’emploi une priorité.

«Si on ne trouve pas à embaucher, on renonce à des parts de croissance sur la scène internationale», s’inquiète Soline Godet, directrice générale adjointe de la Cosmetic Valley, citée par Les Echos. Un comble ! La cosmétique est le troisième contributeur au solde du commerce extérieur, après l’aéronautique et les vins et spiritueux.

L’an dernier, la filière française a battu un nouveau record : les exportations de soins, de maquillage et de parfums, qui concernent les deux tiers de la production française, ont atteint un niveau jamais égalé de 19,2 milliards d’euros, soit un bond de 18,8% par rapport à 2021.

«Faute de personnel, il y a des marchés qui nous échappent. J’en suis malade !», se désespère François Luscan, également mentionné par nos confrères. Le président du leader français de l’emballage de produits cosmétiques Albéa doit recruter 250 personnes, du CAP au bac +8, pour produire des tubes, des capsules de parfums, de rouge à lèvres, des pots destinés aux grandes marques françaises.

Le moins qu’on puisse dire, c’est que les candidats ne se battent pas pour se faire embaucher dans cette industrie qui ne connaît pas la crise. Techniciens, opérateurs, chargés d’affaires réglementaires, cadres… «Les besoins sont plus forts que les capacités à former», selon Simon Dufeigneux, directeur des affaires publiques de Sisley.

Une industrie dynamique bien ancrée en France

Et ces besoins sont particulièrement criants dans les PME, qui constituent l’essentiel du tissu économique de ce secteur. «Chez nous, il y a 20 à 25 embauches par an, et nous devons y consacrer de plus en plus de temps et d’énergie», explique aux Echos Brigitte Closs-Gonthier, présidente du directoire de Silab, une entreprise de 400 personnes spécialisée dans les actifs cosmétiques.

Derrière le côté glamour de ses publicités, la filière cosmétique n’a pas à rougir de son industrie, «l’une des rares en France à avoir su préserver ses capacités de production» aux cotés des fonctions de recherche ou de conception, souligne la Cosmetic Valley dans un communiqué.

Pour soutenir la filière, le pôle de compétitivité, qui fédère environ 20% des 3 200 entreprises du secteur, a décidé de lancer une plateforme de mise en relation des demandeurs d’emploi et des entreprises, et de sensibiliser davantage les jeunes grâce à son Cosmetic Experience Tour, un événement itinérant dédié à l’expérimentation permettant de s’immerger dans le monde de la cosmétique.

LIRE AUSSI : Cosmétiques : la filière française bat un nouveau record à l’export

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