Le groupe américain Revlon, qui a racheté Elizabeth Arden en 2016, espère sortir la tête de l’eau : il a conclu le 19 décembre un accord de restructuration, en vue de céder la propriété de l’entreprise à ses prêteurs.
Souffrant d’un endettement excessif dans un marché où la concurrence est acharnée, le géant des cosmétiques s’est mis en juin 2022 sous la protection du «Chapter 11», qui prévoit que, quand une entreprise se déclare en faillite aux Etats-Unis, un juge la prend sous tutelle et suspend les droits des créanciers sur elle.
L’accord de restructuration exige que le groupe américain obtienne l’approbation du tribunal le 3 avril, ce qui lui permettrait de sortir de la faillite le 17 avril 2023. Pour cela, la société Revlon, fondée en 1932 par Charles Revson, a déclaré qu’elle envisageait de vendre l’entreprise.
A l’issue d’intenses négociations, l’accord qu’elle vient d’arracher avec certains de ses créanciers aura donc pour contrepartie leur prise de contrôle de l’entreprise et le départ des actionnaires actuels. L’essentiel du capital (plus de 80%) est aujourd’hui détenu par Ron Perelman via sa société d’investissement MacAndrews & Forbes.
Avec Reuters.



