Lancée en 2019, l’application « Claire » avait déjà conquis 75 000 utilisateurs en France, professionnels et consommateurs réunis. La Fédération des entreprises de la beauté tourne aujourd’hui cette page pour rejoindre Cosmile Europe, un projet collectif mené avec Cosmetics Europe, l’IKW (association allemande) et plusieurs partenaires européens.
L’ambition est de proposer une base commune élargie à plus de 30 000 ingrédients, traduite en 13 langues, gratuite et accessible à tous. Une manière d’harmoniser l’information sur les ingrédients cosmétiques au sein de l’UE.
Il s’agit de donner une information «fiable, accessible et harmonisée à l ‘échelle européenne», explique Emmanuel Guichard, délégué général de la Febea, dans un communiqué. Cosmile Europe se démarque en refusant toute notation, tout algorithme et toute publicité.
Une sélection par groupe de substances
L’application ne juge pas non plus les ingrédients : elle explique leur rôle, leur origine et leur sécurité, y compris quand ils sont considérés comme controversés. Les données reposent sur des bases officielles, comme CosIng de la Commission européenne, et sur des expertises indépendantes issues d’organismes scientifiques nationaux et européens.
Si Cosmile Europe reprend les fonctionnalités qui avaient fait le succès de «Claire», comme un moteur de recherche intuitif, des fiches harmonisées, une interface conçue pour accompagner le conseil client, elle apporte aussi de nouveaux atouts.
Les ingrédients peuvent désormais être marqués pour une identification plus rapide, notamment pour les personnes allergiques. L’application permet aussi une sélection par type de produit (soin du visage, protection solaire, soin capillaire, hygiène dentaire, soin du corps) ou par groupe de substances (parfums, actifs de soin, ingrédients capillaires ou buccaux).
LIRE AUSSI : La Febea veut sauver le leadership de la cosmétique française



