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Étude Cosmébio : le bio convainc davantage les consommatrices

Cosmétique bio

Une étude menée sur sept ans par l’association Cosmébio et l’institut Senseva met en évidence une amélioration mesurée de la satisfaction des consommatrices de cosmétiques bio labellisés. Sensorialité, efficacité, parfumage… Le bio progresse sur des critères longtemps jugés en retrait.

Sur une base de 145 produits évalués entre 2019 et 2025, Cosmébio, association regroupant 650 marques, dévoile une étude qui documente l’évolution de la performance perçue des cosmétiques bio certifiés. Réalisée avec l’institut indépendant Senseva, l’analyse s’appuie sur des tests d’usage à domicile menés selon un protocole standardisé auprès de 953 consommatrices.

Chaque produit a fait l’objet d’une double évaluation : un premier questionnaire à J zéro sur le packaging, puis un second à J+6 sur la sensorialité, l’efficacité, l’usage, la perception économique et l’intention de recommandation. L’ensemble des tests a été conduit dans le cadre des Trophées Cosmébio, concours annuel réservé aux marques labellisées.

Des consommatrices de plus en plus exigeantes

Le résultat est encourageant. «La cosmétique bio a su innover, progresser et se hisser au niveau des attentes les plus exigeantes des consommatrices», explique Cosmébio dans un communiqué. Premier indicateur mis en avant : le «Net Promoter Score» (NPS), qui mesure la probabilité qu’une consommatrice recommande un produit. 

En sept ans, il a été multiplié par quatre, tous produits confondus. Depuis 2019, la moyenne a progressé de +16 points. Les produits les mieux notés, généralement primés, atteignent des scores supérieurs à +45%, certains dépassant même +60%. Des niveaux rarement atteints dans la cosmétique conventionnelle, selon les auteurs de l’étude.

Seule ombre au tableau, l’année 2022 affiche des résultats en retrait. Un effet attribué à un affaiblissement des moyens de développement produit durant la période Covid (2020), avec un impact décalé sur les sorties de 2021 et 2022.

Longtemps perçue comme secondaire sur le plan sensoriel, la cosmétique bio semble donc combler une partie de son retard. Les parfums bio recueillent aujourd’hui des avis bien plus positifs : +26% de ressentis agréables, -15% de ressentis négatifs. Ce constat est d’autant plus notable que les marques bio doivent composer avec un catalogue limité à 300 ingrédients, contre plus de 3 000 en conventionnel.

Les ressentis de gêne ou d’inconfort reculent

Les produits sont aussi jugés plus agréables à l’usage (+22%) et plus aptes à générer des émotions positives, comme «joyeuse», «épanouie» ou «pétillante» (+25%), voire un sentiment de reconnexion personnelle («retrouvée», +35%). Les ressentis négatifs globaux reculent, quant à eux, de 8%. 

Autre domaine où les évolutions sont notables : le packaging. Confrontés à des contraintes techniques et écologiques (matériaux biosourcés, interdiction du PVC…), les cosmétiques bio labellisés parviennent à améliorer l’impact visuel et l’ergonomie de leurs packs. Les consommatrices se disent de plus en plus alignées avec les valeurs qu’ils véhiculent.

Enfin, la perception économique des produits progresse elle aussi. L’indicateur de ressentis positifs lié à la «juste dose» augmente de +2,1 points depuis 2019, soit +35%. À l’inverse, les ressentis négatifs liés à l’usage, comme la gêne ou l’inconfort, diminuent significativement (-20%), tandis que les packagings gagnent en attractivité et en confort d’utilisation, malgré les contraintes écologiques imposées par le label.

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