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Environnement : l’EcoBeautyScore arrive dans les rayons européens

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Lancé officiellement le 15 juillet, l’EcoBeautyScore marque le début de son déploiement en Europe. Soutenu par plus de 70 acteurs du secteur, ce nouveau score environnemental évalue l’empreinte des produits de A à E, à partir de 16 indicateurs. 

Le coup d’envoi est lancé. Fruit de trois années de travail, le dispositif a été conçu par l’EcoBeautyScore Association – un organisme à but non lucratif – en collaboration avec plus de 70 fabricants et fédérations professionnelles du secteur.

«EcoBeautyScore offre à l’industrie de la beauté l’outil de transparence qui lui faisait cruellement défaut depuis longtemps», fait valoir Jean-Baptiste Massignon, directeur général de l’association, dans un communiqué. Son but est de fournir aux marques un outil standardisé, indépendant et lisible pour rendre compte de leur empreinte environnementale.

Un score de A à E, fondé sur 16 indicateurs

S’appuyant sur la méthodologie européenne PEF – Product Environmental Footprint -, le score évalue l’impact environnemental d’un produit de A (le plus vertueux) à E, en prenant en compte l’ensemble de son cycle de vie : extraction des matières premières, formulation, emballage, usage et fin de vie.

«Il évalue l’impact d’un produit selon 16 dimensions», précise Laurent Gilbert, directeur scientifique d’EcoBeautyScore. Parmi ces indicateurs : les émissions de gaz à effet de serre, l’épuisement des ressources naturelles, la consommation d’eau ou encore l’impact sur la biodiversité.

Ce label est aussi conçu pour être accessible aux fabricants de toutes tailles : la plateforme d’évaluation est gratuite à l’essai, avec un accompagnement technique proposé aux marques souhaitant s’y engager. Plusieurs marques emblématiques ont d’ailleurs commencé à publier les scores de leurs produits dans certains pays européens. 

Une extension à tous les produits cosmétiques

Parmi les pionnières figurent Garnier, L’Oréal Paris, Nivea, Neutrogena, Eucerin ou encore Schauma. Les premières catégories concernées sont les shampoings, après-shampoings, gels douche et soins du visage. «Cela marque une étape importante d’ouverture collective et de responsabilité partagée», souligne Jean-Baptiste Massignon. 

L’association mise sur un effet d’entraînement pour favoriser l’adhésion du reste du marché. Déployé en Europe, le système devrait couvrir à terme l’ensemble des catégories de produits cosmétiques et d’hygiène, avec des audits indépendants prévus pour garantir la fiabilité et l’uniformité des données.

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