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Droits de douane : la filière grassoise sous pression

Droits de douane

Depuis l’été, les importations de matières premières aromatiques françaises vers les États-Unis sont taxées à 15%. À Grasse, où 75% de la production est exportée, les industriels redoutent une chute de leurs marges, sous la pression des clients américains.

La mesure inquiète les industriels regroupés au sein de Prodarom, le syndicat national des fabricants de matières premières aromatiques. Selon Les Echos, le marché américain ne représente que 6% des exportations, mais avec 75% de la production totale destinée à l’international, l’effet n’est pas négligeable.

La crainte porte surtout sur la pression commerciale. «Les Américains vont demander une baisse de prix de la part de leurs fournisseurs français, au-delà même des 15%, jusqu’à 30%, car ils estiment qu’il y a une baisse de la valeur du dollar par rapport à l’euro», redoute Philippe Massé, président délégué général de Prodarom, cité par nos confrères. 

Des résultats qui pourraient reculer de 8 à 10%

La mesure pourrait peser sur toute la chaîne, des grands donneurs d’ordre comme Chanel, L’Oréal, Dior ou Hermès jusqu’aux producteurs d’ingrédients. Pourtant, la filière affichait encore une forte dynamique : au premier semestre 2025, les douze principaux industriels ont vu leur chiffre d’affaires grimper de 9%, à 1,04 milliard d’euros, et leurs exportations progresser de 3,7%. Les droits de douane risquent désormais de grignoter ces gains, avec une baisse attendue des résultats de 8 à 10%.

Toutes les entreprises ne sont pas touchées de la même manière : Fragonard, absent du marché américain, reste épargné, quand L’Occitane ou Robertet voient leurs coûts grimper, poursuivent Les Echos. Des PME comme Corania subissent déjà une forte baisse de marge, ajoute le journal économique. 

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