Baptisé INCREASE (pour Immunocompétence et vascularisation de peau sur puce), cette structure se donne quatre ans pour réussir à fabriquer un modèle de peau de nouvelle génération, avec des fonctions physiologiques proches du tissu cutané humain, rapporte France Bleu Alsace.
«On a différentes options pour étudier la peau. La souris, des explants chirurgicaux issus de donneurs, mais ce que l’on cherche à faire, c’est à reconstruire des modèles de peau humaine car ce qui existe manque de complexité», explique Vincent Flacher, chargé de recherches au CNRS et responsable scientifique du laboratoire, cité par le média public.
Chaque peau humaine est différente
Cette technologie révolutionnaire devrait ainsi permettre de produire rapidement des tests fiables pour la cosmétique, la chimie et les dispositifs médicaux, comme des pansements avec effets cicatrisants. Les chercheurs veulent aussi aller plus loin, en développant des approches beaucoup plus personnalisées.
«L’idée, c’est de faire à partir de cellules de patients des modèles qui produisent quelque chose de prédictif. On saura avant même de les tester sur les patients l’effet des molécules. Car chaque être humain est différent avec son patrimoine génétique», anticipe Vincent Flacher.
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