La «tiny usine» veut faire mentir les statistiques. Car les chiffres sont éloquents : une usine moyenne de cosmétiques utiliserait l’équivalent de la consommation d’eau d’une ville de 600 habitants, soit 80 millions de litres, assure la jeune pousse fondée en 2019 par par Aymeric Grange et Thomas Arnaudo.
Sa mission ? «Faire adorer les produits d’hygiène et de soin rechargeables pour que tout le monde dise bye-bye au plastique à usage unique», fait valoir 900.care dans un communiqué. Pour cela, la start-up a planché sur des formules zéro déchet, en réduisant en poudre ses produits cosmétiques et d’entretien.
Pour dissoudre leurs savons, leurs déodorants ou leurs dentifrices, des produits qui ne sont disponibles qu’en ligne, les clients remplissent une bouteille en plastique réutilisable, que leur envoie régulièrement la société. Le modèle économique repose sur des abonnements mensuels.
Pas d’eau pour nettoyer les cuves
Un modèle qui séduit visiblement les investisseurs : les fondateurs de la start-up viennent de lever 21 millions d’euros, après un premier tour de table de 10 millions d’euros trois ans plus tôt… Et pour aller plus loin dans leur chasse au gaspi, ils ont ouvert une usine «nouvelle génération», loin des standards de la filière, en partenariat avec La Fabrique à poudre.
La «tiny usine», c’est son nom, permet à la société, qui a évité 3,5 millions de déchets plastiques depuis sa création, de se passer aussi d’eau et de détergent pour le nettoyage des cuves entre chaque production. «Pas besoin de chauffer d’eau ni pour produire ni pour laver les cuves, pas besoin de traitement d’air pour éviter les risques de pollution bactérienne dans les salles de production humides et pas d’eaux usées à traiter», souligne la start-up.
Autre avantage pour l’environnement : le site n’occupe que 10% de la surface d’une usine classique, soit «dix fois moins de m2 de bâtiment à chauffer en hiver et à rafraîchir en été»…
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