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Chute du bénéfice et plan social confirmé chez Estée Lauder

ESTEE LAUDER

Bénéfice en chute libre, ventes en repli dans toutes les catégories, plan social confirmé : Estée Lauder traverse un nouveau trimestre difficile. De janvier à mars, le groupe a vu son bénéfice net plonger de 53%, à 159 millions de dollars, malgré des résultats supérieurs aux prévisions.

Le trou d’air se confirme pour Estée Lauder. De janvier à mars, le géant américain des cosmétiques a vu son bénéfice net chuter de 53%, à 159 millions de dollars. Rapporté par action, et hors éléments exceptionnels – donnée privilégiée par les marchés -, il ressort toutefois à 65 cents, largement supérieur au consensus des analystes de FactSet qui tablait sur 31 cents, rapporte l’AFP. Son chiffre d’affaires a, quant à lui, chuté de 10% à 3,55 milliards de dollars, mais reste au-dessus des attentes. 

Par catégorie de produits, les ventes ont reculé de 11% dans les soins de la peau. Le recul s’explique par la baisse de l’activité travel retail en Asie, une demande chinoise affaiblie, la réduction stratégique des ventes aux revendeurs et des changements dans les modèles économiques des détaillants en Chine et en Corée, détaille-t-il dans un communiqué. Le résultat opérationnel baisse aussi, pénalisé par la chute des ventes et des investissements marketing accrus.

Dans le maquillage, les revenus ont baissé de 7%. Les marques MAC et Estée Lauder reculent, affectées par un calendrier de lancements moins favorable et des déstockages chez les distributeurs. Le lancement de nouveaux produits n’a pas compensé ces effets, souligne le groupe américain. Le résultat opérationnel est en baisse malgré une maîtrise des coûts.

En ce qui concerne les parfums, les ventes diminuent, elles aussi, à -1%. Les baisses chez Clinique et Estée Lauder ont été partiellement compensées par la croissance des marques de luxe, notamment Le Labo, grâce à ses parfums phares et à des lancements innovants, poursuit le groupe. Le résultat opérationnel progresse grâce à une réduction des coûts de production.

En fin, les soins capillaires affichent un recul de 10% des ventes. Aveda recule, en raison d’une fréquentation en baisse dans les salons et boutiques. Les résultats s’améliorent néanmoins, portés par une gestion rigoureuse des dépenses et des coûts.

Suppression de 5 800 à 7 000 postes nets d’ici à 2026

Dans son communiqué, le groupe attribue la baisse de ses résultats à plusieurs facteurs, citant notamment «la faiblesse du sentiment des consommateurs» dans plusieurs régions du monde, ainsi qu’une «conversion plus faible de la part des consommateurs chinois». Estée Lauder «est également consciente des pressions inflationnistes (y compris celles causées par les droits de douane) sur sa base de coûts» et dit «surveiller (…) le risque de récession».

La marque de cosmétiques a par ailleurs confirmé son plan de restructuration qui prévoit la suppression de 5 800 à 7 000 postes nets d’ici fin 2026 et imposera à l’entreprise une charge comprise entre 1,2 et 1,6 milliard de dollars. «Au 24 avril 2025, la société a approuvé des initiatives totalisant des charges cumulées de 623 millions de dollars et une réduction nette de plus de 2 600 postes», indique Estée Lauder.

Suite à ce plan, et «à condition qu’il y ait une résolution significative des droits de douane récemment promulgués», Stéphane de La Faverie, le patron du groupe, se dit «confiant» dans la «capacité» de l’entreprise «à renouer avec la croissance des ventes au cours de l’exercice 2026».

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