Article paru initialement le 10 juin 2024, révisé le 14 août 2024
L’ingénierie tissulaire, c’est une vieille histoire chez L’Oréal. Dès 1979, le groupe français de cosmétiques reconstruisait sa première peau humaine en laboratoire pour effectuer des tests de sécurité in vitro. Dix ans plus tard, il s’engageait à ne plus recourir à l’animal, prenant 14 ans d’avance sur la réglementation européenne.
Depuis, son département R&D a intégré les dernières avancées technologiques. À Lyon, sa filiale Episkin a fabriqué des «peaux» à partir de rebuts d’interventions en chirurgie plastique dans des hôpitaux et cliniques. Aujourd’hui, L’Oréal a décidé d’aller plus loin en créant une plateforme de modèles bio-imprimés, qui imitent la complexité de la peau humaine.
Baptisée «Skin Technology», elle fait appel à la bio-impression, une technologie permettant d’imprimer en 3D une peau semblable à celle d’un humain. Avec, l’avantage, de pouvoir personnaliser ses caractéristiques. Outre les effets de l’âge (rides), ses affections, comme, par exemple, l’eczéma ou l’acné, sont aussi reproduites. Prochaine étape : intégrer des récepteurs sensoriels…
Les effets des UV étudiés sur les peaux reconstituées
Présent au salon Viva Technology, du 22 au 25 mai derniers, Profession bien-être a rencontré Bambou Tan, directrice de la communication scientifique chez L’Oréal, qui montre de quelle manière les équipes de L’Oréal parviennent à créer des modèles qui imitent la diversité de la peau humaine.
L’un des tests les plus courants vise à étudier l’impact des UV sur la peau, avant d’élaborer de nouveaux produits. «On peut ajuster l’intensité des UV. Par exemple, trois heures d’exposition sur une plage brésilienne… On voit ensuite l’effet sur la peau. On étudie alors les paramètres biologiques, comme les réponses inflammatoires, les dommages cellulaires, etc. On applique ensuite nos ingrédients pour évaluer leurs effets», explique-t-elle. Regardez !
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