Les marques en font trop sur le bien-être mental ? Visiblement, oui, si l’on en croit la Société française de dermatologie (SFD), qui évoque, dans un communiqué, «une tendance inquiétante de certains fabricants de cosmétiques». Prudence, donc, sur les promesses de bienfaits psychologiques à long terme émanant de l’utilisation de certaines crèmes, avertissent les dermatologues.
La SFD souligne que, conformément aux normes internationales, les cosmétiques sont conçus pour agir uniquement sur la peau, les phanères ou les muqueuses. «Un cosmétique ne peut donc pas avoir d’effet spécifique direct sur le cerveau et donc sur le psychisme», fait-elle observer. Dans le cas contraire, sa publicité devrait être considérée comme trompeuse et interdite, estiment les dermatologues.
Or, selon eux, «certains fabricants prétendent ou laissent entendre que l’application de leurs produits sur la peau peut avoir des effets directs sur le système nerveux et le cerveau et donc sur le psychisme ou l’humeur», sans citer de noms.
Un impact psychologique qui n’est pas ignoré
Pour autant, les dermatologues ne nient pas qu’il existe une relation entre la peau et le psychisme, un domaine de recherche «en pleine expansion». Par exemple, ils relèvent que «l’impact psychologique des troubles cutanés peut être très important», que le stress peut aggraver.
«Nous savons également que les interactions entre la peau et le système nerveux sont très étroites et que les propriétés de la peau peuvent être modifiées par le système nerveux», poursuivent-ils, ajoutant que l’emploi de cosmétiques peut, dans une certaine mesure, contribuer à l’amélioration du bien-être des personnes, notamment en cas de pathologies cutanées.
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