Une vaste opération contre le travail dissimulé a eu lieu le 24 janvier à travers toute l’Île-de-France. Près de 300 inspecteurs et contrôleurs ont été déployés dans 65 communes pour vérifier que les déclarations correspondent bien à la réalité observée sur le terrain, rapporte Le Parisien. Une équipe qui ciblait en priorité les salons de coiffure, les barbiers et les nail bars de la région.
«Ce sont des structures à risque car de petite taille et qui n’ont pas forcément non plus les moyens nécessaires à une gestion administrative», explique Pierre Gallet, directeur de la lutte contre le travail illégal au sein de l’Urssaf Île-de-France, cité par notre confrère. Ce déploiement massif a pris de nombreux gérants par surprise. «Je ne sais pas s’il y avait besoin d’avoir autant de monde, il y avait autant d’inspecteurs que d’employées», glisse une gérante après le passage des inspecteurs.
« Faire de la pédagogie auprès des salariés »

«Notre rôle, c’est de rappeler aux entreprises leurs obligations mais aussi faire de la pédagogie auprès des salariés pour garantir leurs droits sociaux comme l’accès à l’assurance chômage ou la prise en charge en cas d’accident», justifie Pierre Gallet auprès du Parisien.
Les barbershops attirent particulièrement l’attention des inspecteurs. «Ce n’est pas rare que dans ce genre d’établissements, les prétendus coiffeurs prennent la fuite ou s’assoient sur des chaises pour se faire passer pour des clients», déclare l’un d’entre eux. Selon Le Figaro, les redressements effectués par l’Urssaf ont connu une hausse spectaculaire en dix ans, atteignant pour la première fois plus d’un milliard d’euros en 2023, contre 321 millions en 2013.
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