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Salaires dans la coiffure : la tension monte entre syndicats et patronat

Désaccord sur les salaires des coiffeurs

Alors que le dialogue social piétine depuis plusieurs semaines, l’intersyndicale des métiers de la coiffure a annoncé jeudi qu’elle suspendait sa participation aux négociations salariales, en raison de la faiblesse des propositions patronales.

«La dernière proposition patronale en séance est de 0,2% au-dessus du Smic, très loin des enjeux actuels, notamment compte tenu d’une inflation cumulée de 5,2% depuis 2018», expliquent FO (40,5% de représentativité), la CGT (27%), l’Unsa (17,5%) et la CFDT (15%) dans un communiqué, dénonçant «l’absence totale de volonté de la part des employeurs d’évoluer sur la question du pouvoir d’achat des salariés».

«L’intersyndicale a décidé de stopper les négociations actuelles tant qu’aucune proposition acceptable de hausse des salaires ne sera mise sur la table par les employeurs», ajoute l’intersyndicale en précisant qu’elle «n’exclut pas d’appeler à la grève». Selon un document de la Dares, «33% des salariés de la branche ont directement bénéficié de la revalorisation du Smic au 1er janvier 2020 et 21% des salaires mensuels de la branche sont inférieurs à 1,05 Smic, contre 5% dans l’ensemble des branches».

Des propositions « pas à la hauteur »

Au total, cinq ou sept coefficients selon les grilles applicables étaient encore, en décembre, sous des niveaux inférieurs au Smic dans la coiffure. «Nous avons été identifiés comme l’un des mauvais élèves dans le cadre des réunions de branches sur les bas salaires. Malgré tout, les organisations patronales conservent une posture assez méprisante et formulent des propositions qui ne sont pas à la hauteur. Il faut mettre un coup de pied dans la fourmilière», a déclaré Aurélie Flisar (CFDT), pour sa part, auprès de l’Agence France-Presse.

Les organisations patronales représentatives dans la branche coiffure sont l’Union nationale des entreprises de coiffure (Unec, 56,25%) et le Conseil national des entreprises de coiffure (Cnec, 43,75%). En novembre, Franck Provost, le président du Cnec, estimait que la moyenne des salaires n’était «pas inférieure à beaucoup d’autres emplois».

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