Les plaintes, portées par Me Rebecca Lahoud-Heilbronner, visent des faits de blessures involontaires, d’escroquerie et de pratiques commerciales trompeuses. L’avocate souligne auprès de l’AFP «la gravité de certaines blessures qui ont engendré des séquelles à long terme notamment dans des zones intimes».
Parmi les 126 plaignantes accompagnées par l’association «Aide aux victimes d’influenceurs» (AVI), 32 déclarent avoir subi des brûlures. L’une d’elles, Isabelle, affirme avoir été blessée lors de sa troisième séance dans un centre d’Île-de-France. Son médecin a diagnostiqué «une brûlure entre le second et le troisième degré», selon son témoignage rapporté par l’AFP.
L’affaire relance aussi les interrogations sur les conditions de réalisation des actes d’épilation au laser. Jean-Baptiste Boisseau, porte-parole d’AVI, dénonce «le caractère systémique du problème puisque, malheureusement, Epil House n’est pas le seul dossier» et évoque du personnel utilisant «du laser sans avoir les qualifications, ce qui est dangereux».
Les qualifications en question
Interrogé par l’AFP, le président du Syndicat national des médecins esthétiques, François Turmel, dénonce le niveau de qualification des opérateurs. «Dans ces centres Epil House, la ‘technicienne’, je ne sais pas (comment) l’appeler, change en permanence et ce qui revient c’est, aucune compétence, aucune qualification», déclare-t-il. Il ajoute : «Nous avons alerté les pouvoirs publics, mais à leur décharge, c’est une directive européenne qui permet ce type de laisser-aller sur les lasers.»
Les influenceurs apparaissent aussi dans le dossier. AVI indique accompagner les plaignantes en raison de la promotion d’Epil House sur les réseaux sociaux. Dans la plainte, Me Rebecca Lahoud-Heilbronner estime «qu’il conviendra également d’interroger le rôle des influenceurs» ayant fait la promotion des centres.
Selon l’AFP, les centres Epil House ont fermé progressivement et les derniers signes d’activité de l’enseigne sur les réseaux sociaux remontent à l’été 2025. Sollicitée via une adresse électronique encore disponible, la chaîne n’a pas répondu, précise l’agence de presse.
Avec l’AFP.
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