Un geste pour montrer quelque chose ou simplement des mains posées sur une table… Dans la vie quotidienne, elles apparaissent souvent sans que l’on y prête attention. Pourtant, selon une étude dévoilée par Flashs pour Poderm, les mains figurent parmi les premiers éléments que les Français remarquent chez une personne.
Dans cette enquête réalisée en mars 2026 auprès de 2 000 Français âgés de 18 ans et plus, 61 % des personnes interrogées déclarent que les mains font partie des trois premiers éléments qu’elles remarquent chez quelqu’un. À l’inverse, 34 % répondent ne pas y prêter une attention particulière, tandis que 5 % ne se prononcent pas.
Des jugements liés à l’état des ongles
L’étude indique aussi que l’état des ongles influence l’interprétation portée sur l’apparence. En effet, face à des ongles abîmés (jaunis, cassants ou striés), 37 % des Français pensent d’abord à «un manque de soin ou d’entretien», tandis que 16 % évoquent «un manque d’hygiène».
D’autres interprétations sont aussi avancées : 28 % y voient les conséquences de mains très sollicitées – par exemple, dans le cadre d’un travail manuel ou d’activités physiques – et 15 % évoquent un problème de santé. Ces perceptions varient aussi selon le sexe de la personne observée. Interrogés sur l’image renvoyée par des mains ou des ongles peu entretenus, 81 % des hommes estiment que cela donne «une image peu soignée d’une femme».
De leur côté, 71 % des femmes portent le même regard concernant les hommes. L’étude souligne ainsi que «les hommes portent un jugement plus sévère que les femmes, quand il s’agit de juger l’apparence des mains ou des ongles du sexe opposé».
Au-delà de l’apparence, l’état des mains peut aussi influencer les relations sociales. Un tiers des Français (33 %) déclarent avoir déjà été freinés dans un rapprochement intime en raison de l’état des mains ou des ongles de quelqu’un, qu’il s’agisse d’ongles sales, rongés ou de mains abîmées. Dans le détail, 16 % indiquent que cela leur est arrivé plusieurs fois et 17 % une fois.
Une pratique esthétique largement répandue
Les résultats de l’étude montrent aussi l’importance des pratiques esthétiques liées aux ongles. Plus de huit femmes sur dix (81 %) déclarent appliquer du vernis ou réaliser une manucure à visée esthétique, que ce soit à domicile ou en institut. L’initiation intervient souvent tôt. Près d’une femme sur quatre (22 %) déclare avoir porté du vernis pour la première fois avant l’âge de 10 ans, dont 4 % avant 6 ans. À l’inverse, 4 % des femmes interrogées indiquent n’en avoir jamais porté.
Les dépenses liées à l’entretien des ongles restent globalement limitées. Parmi les femmes qui réalisent des manucures, 45 % indiquent dépenser entre 20 et 50 euros par mois, tandis que 36 % déclarent effectuer des achats ponctuels sans dépense mensuelle régulière. L’étude met aussi en évidence le lien entre l’état des ongles et la perception personnelle. Quand leur manucure n’est plus fraîche, huit femmes sur dix disent ressentir une impression négative, évoquant notamment un sentiment de négligence, de gêne ou de préoccupation.
En l’absence de manucure, les réponses se répartissent différemment : 37 % des femmes disent se sentir «ordinaires (moins distinctives)», 34 % «simplement elles-mêmes», tandis que 20 % ont le sentiment qu’il «manque quelque chose».
Une vigilance sanitaire encore limitée
Malgré ces pratiques répandues, l’étude souligne une attention relativement faible portée à la composition des produits pour les ongles. Les femmes déclarent consulter moins souvent la liste des ingrédients pour les vernis ou dissolvants que pour les produits appliqués sur la peau, comme les soins du visage ou du corps.
Pourtant, la perception du risque existe. Plus de la moitié des femmes considèrent que les produits utilisés pour les ongles présentent un risque pour la santé, dont 40 % les jugent « plutôt à risque » et 14 % « à risque ».
Dans ce contexte, 53 % des femmes déclarent prendre des mesures spécifiques pour la santé de leurs ongles, au moins occasionnellement. Les solutions les plus utilisées sont les huiles ou soins nourrissants, les bases fortifiantes et les compléments alimentaires. D’autres indiquent consulter un professionnel ou utiliser un traitement antifongique ou médical.
Enquête réalisée par Flashs pour Poderm du 6 au 9 mars 2026 par questionnaire auto-administré en ligne auprès d’un panel de 2 000 Français (dont 1 041 femmes parmi lesquelles 843 déclarent réaliser, au moins occasionnellement, une manucure à visée esthétique), âgés de 18 ans et plus, représentatif de la population française.
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