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La bouche, nouveau territoire cosmétique du bien-être émotionnel

Vibr&Sens

Les héritiers du créateur de la Biafine ouvrent un nouveau chapitre du soin, faisant de la bouche un territoire cosmétique à part entière. Leur marque, Vibr&Sens, relie équilibre du microbiote oral et bien-être émotionnel avec des formules naturelles. 

À Lourdes, dans un parc entouré de sources et d’arbres centenaires, Vibr&Sens redéfinit les frontières de la cosmétique. Ici, la beauté commence par la bouche. À la tête de ce laboratoire fondé au début de l’année, Esther et Pierre Wenmaekers prolongent une histoire familiale singulière, celle de la Biafine, l’emblématique émulsion cicatrisante créée dans les années 1970 par Georges Wenmaekers. 

Son fils, Michel, aujourd’hui président d’honneur de la marque, fut à son tour à l’origine du laboratoire qui fit connaître le produit, et ses travaux sur la cicatrisation font toujours référence. Avec Vibr&Sens, l’héritage se poursuit, mais change d’orientation. Esther, vétérinaire et ostéopathe de formation, et Pierre, prothésiste dentaire et chimiste, déplacent le soin de la surface vers la profondeur. 

Vibr&sens
Esther Wenmaekers

Ils conçoivent des formules capables d’agir à la fois sur la peau et sur les émotions qui la traversent. Une approche où l’équilibre intérieur compte autant que l’apparence. «On ne fait pas du ‘beau’ pour du beau. On fait du bien, et le résultat, c’est une beauté naturelle, visible, mais issue d’un travail en profondeur», explique Esther Wenmaekers-Gobert. 

Comme le suggère le nom de sa gamme, «émoticrème», le couple revendique une approche holistique du soin, fondée sur le lien intime entre la peau et les émotions. «Chaque composant est choisi pour son action sur la peau, mais aussi pour ce qu’il éveille au niveau émotionnel», fait-il valoir, évoquant une cosmétique «vivante», à la croisée de la nature et de la science.

Crèmes reformulées pour un usage buccal

L’idée des «émoticrèmes Bouche» est née pendant le Covid. «L’un des médecins pour qui nous avions conçu nos premières crèmes, celles destinées à aider une amie en impasse de cicatrisation, a eu un problème pendant le Covid. Il souffrait beaucoup à cause d’un implant dentaire, mais étant cardiaque, il craignait d’aller chez le dentiste», raconte la co-fondatrice. 

Pour soulager, le praticien applique alors une crème visage dans la bouche. «Au bout de cinq jours, son patient n’avait plus mal et il a toujours son implant aujourd’hui. À la suite de cette expérience, il nous a demandé de développer une crème spécifiquement pour la bouche, car ce qu’il utilisait n’était évidemment pas adapté», poursuit-elle. 

De cette expérience fortuite est née une gamme inédite, issue des crèmes cicatrisantes du laboratoire et reformulée pour un usage buccal. «Nous sommes donc partis de nos crèmes cicatrisantes, que nous avons optimisées pour un usage buccal. Nous avons ajouté des huiles végétales, comme l’huile de coco et l’huile de sésame, utilisées dans la tradition indienne de l’‘oil pulling’. Nous y avons aussi intégré de la vitamine C biodisponible, utile notamment pour les fumeurs», détaille la co-fondatrice de Vibr&Sens. 

Ces crèmes affichent une composition à plus de 98% d’origine naturelle ou biologique. «Il n’y a rien de ‘révolutionnaire’ dans les molécules elles-mêmes : ce qui est nouveau, c’est l’usage et l’approche globale», précise Esther. Les tests cliniques annoncent des résultats tangibles : -31 % de plaque dentaire et -30 % de sensibilité gingivale après 28 jours d’utilisation.

Première porte d’entrée des germes

Le protocole d’application, lui, repose sur un brossage doux suivi d’une «saturation» de la muqueuse pour nourrir le microbiote buccal. Conçue pour les bouches en tension, l’émoticrème «Menthe poivrée» cible les mâchoires serrées, le bruxisme et les ruminations mentales. À l’inverse, «Mandarine rouge» vise à redonner confiance, spontanéité et joie de vivre aux bouches «en hypotension». 

«La bouche, c’est la première porte d’entrée des germes dans l’organisme», insiste Esther Wenmaekers. D’où cette approche globale, à la fois physiologique et émotionnelle, où le soin buccal devient aussi un levier de mieux-être. Toutes les formules sont élaborées à partir de l’eau de la source du Bourié, à Lourdes, «prélevée directement là où elle jaillit, par un procédé respectueux de ses qualités biochimiques et vibratoires».

Aujourd’hui, la collection Vibr&Sens s’articule autour de six soins. La gamme bouche comprend deux formules, mandarine rouge et menthe poivrée, tandis que la gamme visage et corps en compte quatre : neutre, jasmin, lentisque et rose de Damas. Une démarche qui, un demi-siècle après la Biafine, inscrit la lignée Wenmaekers dans une autre histoire du soin, celle où la cicatrisation devient émotion.

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