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Du miroir à l’équilibre intérieur : la beauté change de priorité (étude)

Beauté et miroir

La beauté ne se mesure plus à l’apparence, mais au bien-être émotionnel, à la confiance et à l’équilibre intérieur. Selon une étude réalisée par Toluna pour la marque suédoise Oriflame, 95% des femmes lient beauté et bien-être.

Et si se sentir belle devenait avant tout une affaire d’équilibre ? C’est la conclusion du rapport mondial «Beauty & Wellbeing», publié par la marque de cosmétiques suédoise Oriflame. Réalisée par le cabinet indépendant Toluna, l’enquête a été conduite entre novembre et décembre 2024 auprès de 3 500 femmes âgées de 18 à 75 ans dans sept pays (Nigeria, Royaume-Uni, Inde, Pologne, Turquie, Chine et Mexique).

Premier constat : la beauté ne se définit plus par ce que l’on montre, mais par ce que l’on ressent. Ainsi, 95% des personnes interrogées reconnaissent un lien entre beauté et bien-être, tandis que 71% estiment que la société accorde trop d’importance au physique. Le bien-être émotionnel apparaît désormais comme le premier moteur du mieux-vivre, devant la santé physique et financière.

Dès lors, les rituels de soin ne servent plus seulement à embellir : ils stabilisent émotionnellement. Soins de la peau, maquillage ou parfum deviennent des «pauses sensorielles» capables d’apaiser le mental. Selon le rapport, 38% des femmes estiment que le rituel en lui-même est essentiel, au-delà du résultat visible, sans pour autant exclure l’importance de la performance des produits, jugée déterminante pour 56% d’entre elles.

En quête d’un mieux être émotionnel

Les participantes associent leur routine beauté à un véritable mieux-être émotionnel. Chaque geste compte : se préparer, se maquiller, prendre soin de soi devient une source directe de positivité et de calme intérieur. 

Fait révélateur : alors que le marketing continue de surinvestir l’apparence, l’étude met en lumière un écart croissant entre les standards imposés et la perception intime qu’ont les femmes de la beauté. En effet, plus de sept femmes sur dix (71%) jugent que la société survalorise l’apparence. 

En revanche, leurs valeurs personnelles se centrent sur la confiance en soi (47%) et le bonheur (36%), bien avant la recherche d’une apparence parfaite. «La beauté est subjective, c’est ce qui fait que chacun se sente bien, confiant et heureux», commente Oriflame. Chiffre à l’appui : 43% des participantes recherchent un équilibre entre beauté intérieure et extérieure, redéfinissant la beauté comme une émotion vécue, et non comme une forme à atteindre.

Une pratique culturelle du bien-être

Mais derrière un même désir de bien-être, la façon de vivre la beauté change d’un pays à l’autre. En Inde, elle s’ancre dans la confiance en soi, alors qu’en Chine, elle se fonde sur la sécurité des produits, la moitié des femmes recherchant des informations sur les ingrédients sûrs. 

Au Royaume-Uni, elle se confond avec la quête de longévité, tandis qu’en Turquie, 75% des femmes jugent la société obsédée par le physique, même si seules 41% s’en préoccupent. Au Mexique, le bien-être général atteint un niveau supérieur à la moyenne mondiale, quand la Pologne continue, elle, de valoriser une apparence soignée et une santé visible. 

Au Nigéria, en revanche, le principal frein au bien-être reste financier. Partout ailleurs, malgré ces différences, un même mouvement se dessine : la beauté devient un langage du bien-être, universel mais nuancé selon les cultures.

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