Porté par l’intérêt croissant pour la santé de la peau et l’équilibre du microbiome cutané, le marché des cosmétiques microbiologiques connaît une forte dynamique. Estimé à 875 millions de dollars en 2024, il pourrait atteindre 2,24 milliards de dollars en 2031, selon la société d’études Valuates, avec un taux de croissance annuel moyen de 14,6%.
Face à cette évolution, les grands groupes n’ont pas tardé à se positionner. L’Oréal, Unilever, Estée Lauder et Tula Skincare représentent à eux seuls près de 50% des parts de marché mondiales. Le segment est en train de passer du statut de niche à celui de pilier stratégique pour l’industrie cosmétique, observe Valuates.
La personnalisation des formules selon le type de peau
Si les crèmes et lotions concentrent aujourd’hui plus de 40% du marché, les sérums et les soins capillaires, notamment les traitements du cuir chevelu, affichent une croissance soutenue. Ces catégories bénéficient d’une demande accrue pour des produits à la fois techniques, sensoriels et mieux tolérés.
Au cœur de cette dynamique, la personnalisation des formules en fonction du type de peau, de l’environnement ou du profil microbiotique individuel. Elle permet aux marques de proposer des soins perçus comme plus efficaces, mieux tolérés et scientifiquement fondés.
«Les consommateurs sont de plus en plus informés du rôle du microbiote cutané dans la santé globale de la peau, ce qui favorise une transition vers des solutions cosmétiques respectueuses du microbiome», souligne le rapport. Dans ce contexte, l’essor des technologies de diagnostic cutané, capables d’analyser le microbiote de chaque individu, ouvre la voie à des soins sur mesure.
Une convergence naturelle avec la clean beauty
Le microbiome s’inscrit pleinement dans les logiques de la clean beauty : formulations douces, étiquetage transparent, respect de la barrière cutanée… Cette tendance est particulièrement marquée chez les millennials et la génération Z, qui privilégient des soins en phase avec leurs préoccupations (environnement, santé).
«L’intérêt croissant pour les soins de la peau validés scientifiquement a entraîné une demande accrue de cosmétiques à base de microbiome qui favorisent la réparation de la barrière cutanée, équilibrent le pH et renforcent les défenses naturelles de la peau», explique Valuates.
Dans ce contexte, le développement des cosmétiques microbiome-friendly s’appuie sur une base scientifique de plus en plus solide. Des études cliniques ont mis en lumière l’impact d’un microbiome équilibré sur la réduction des inflammations, des signes de l’âge et des affections chroniques comme l’acné ou la rosacée.
De plus en plus prescrits par les dermatologues, notamment pour les peaux sensibles, ces soins gagnent en crédibilité clinique. «Ce soutien professionnel a créé une perception d’efficacité et de sécurité, rendant ces cosmétiques plus attractifs, tant en milieu clinique que pour les consommateurs», en déduit l’étude. En s’adossant au monde médical, les marques ne gagnent pas seulement en légitimité : elles prennent aussi une longueur d’avance dans la course à l’innovation.
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