L’enseigne britannique, créée sur la Riviera anglaise, à Brighton, en 1976, par Anita Roddick, vit peut être ses derniers jours en France. Rachetée par le fonds d’investissement allemand Aurelius, en novembre 2023, elle a déposé son bilan, en février dernier, au Royaume-Uni, entraînant dans son sillage la fermeture de près de 100 magasins et à la suppression de 270 postes.
Quelques semaines plus tard, la filiale française a été placée en redressement judiciaire par le tribunal de commerce de Paris. Début juin, deux entreprises se sont fait connaître pour une «reprise partielle» des activités françaises : Berger International, société holding du groupe Emosia, spécialisé dans les parfums de maisons, et Horizon Pharma, distributeur de produits pharmaceutiques et parapharmaceutiques.
Une décision qui pourrait être défavorable
Une seule offre serait encore sur la table, celle déposée par Horizon Pharma pour reprendre une trentaine de boutiques et une centaine de salariés ayant finalement été retirée. Reste, donc, Berger International, qui a revu, entre-temps, son offre initiale à la baisse (reprise de 30 salariés et 12 boutiques pour 250 000 euros), indique BFMTV. Faute de repreneur, si son offre n’était pas retenue, la liquidation judiciaire serait prononcée pour The Body Shop France.
Une audience s’est tenue le 4 juillet pour statuer sur le sort de l’enseigne. Le délibéré est attendu le 17 juillet. Et la décision pourrait bien être négative, si l’on en croit les informations de Capital. «Lors de l’audience de ce jeudi 4 juillet, l’administrateur judiciaire de l’entreprise de cosmétique a rendu un avis défavorable à l’offre de reprise Berger International. La liquidation judiciaire semble inévitable», selon une source proche du dossier citée par le magazine.
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