La chrononutrition est une discipline qui examine comment nos habitudes alimentaires peuvent interagir avec notre horloge biologique, le rythme circadien, pour influencer notre métabolisme et notre santé globale. En d’autres termes, ce n’est pas seulement ce que nous mangeons qui compte, mais aussi quand nous le mangeons !
Des régimes tels que le jeûne intermittent, l’alimentation à durée limitée et le régime 5:2 illustrent cette approche, car ils alternent des périodes de prise alimentaire avec des périodes de jeûne. Ces méthodes ne se contentent pas de faciliter la perte rapide de kilos : ils visent aussi à améliorer la gestion du poids sur le long terme et à réduire le risque de maladies métaboliques comme le diabète de type 2 et les maladies cardiovasculaires, peut-on lire dans le numéro spécial du Journal of the Academy of Nutrition and Dietetics (juillet) consacré à la chrononutrition.
Lien entre le moment des repas et la qualité du sommeil
«Les résultats présentés dans ce numéro spécial ont des implications cliniques importantes. Je pense que le moment des repas deviendra de plus en plus important à mesure que nous abordons les interventions diététiques liées aux facteurs de risque de maladies chroniques», souligne sa rédactrice en chef, Linda G. Snetselaar, professeur au département d’épidémiologie de l’université de l’Iowa (Etats-Unis), citée dans un communiqué.
Des recherches mettent aussi en lumière l’importance de l’alignement des repas sur les cycles veille-sommeil. Sauter le petit-déjeuner ou manger tard le soir, par exemple, nuit à l’endormissement et à l’efficacité du sommeil, ce qui montrerait la nécessité d’adapter les horaires des repas pour favoriser une meilleure qualité du sommeil.
LIRE AUSSI : Dr Jacques Rouillier : « Nous sommes partisans d’une sécurité absolue du jeûne »



