Beauté

Bien-être

Business

Notre amour des glucides remonte à la préhistoire !

Une étude récente révèle que notre penchant pour les glucides remonte à plus de 800 000 ans, bien avant l’invention de l’agriculture. Cette préférence serait inscrite dans nos gènes, héritée de nos ancêtres, qui ont évolué pour mieux digérer l’amidon. 

Notre amour des glucides remonte aux hommes des cavernes. Ce n’était pas une mauvaise habitude alimentaire, mais une question de survie ! Bien avant que le pain frais ou les pâtes ne fassent leur apparition, nos ancêtres avaient déjà un atout génétique pour dévorer tout ce qui était riche en amidon (un type spécifique de glucide complexe qu’on trouve dans les céréales, les pommes de terre et le riz). 

Ce n’était pas juste une envie de grignoter, mais une vraie stratégie pour tenir le coup pendant les longues journées de recherche de nourriture… Cette adaptation historique nous a été révélée par une équipe de chercheurs américains, de l’Université de Buffalo (UB New York) et du Jackson Laboratory for Genomic Medicine (Connecticut). Leur étude a été publiée cet automne dans la prestigieuse revue scientifique Science. 

Ce mécanisme de digestion commence dès la bouche, où la salive, riche en enzyme amylase, amorce la dégradation de l’amidon contenu dans des aliments. «L’idée est que plus vous avez de gènes d’amylase, plus vous pouvez produire d’amylase et plus vous pouvez digérer efficacement l’amidon», explique l’auteur correspondant de l’étude, Omer Gokcumen, professeur au département des sciences biologiques, au sein de l’UB College of Arts and Sciences.

Pourquoi certains digèrent mieux les glucides

Le gène AMY1, qui code pour la production d’amylase, est au cœur de cette capacité. Sa duplication au cours de l’évolution humaine a permis à nos ancêtres de développer une meilleure aptitude à digérer l’amidon. Ces duplications génétiques ont ouvert la voie à une grande diversité génétique, ce qui explique en partie pourquoi certaines personnes se sentent légères après un repas copieux de pâtes, tandis que d’autres peuvent ressentir une lourdeur, voire des inconforts digestifs.

«Les duplications initiales de nos génomes ont posé les bases d’une variation significative dans la région de l’amylase, permettant aux humains de s’adapter à des régimes alimentaires changeants alors que la consommation d’amidon a augmenté de façon spectaculaire avec l’avènement de nouvelles technologies et de nouveaux modes de vie», estime Omer Gokcumen. Bref, notre envie irrésistible de carburer aux glucides n’est pas qu’une faiblesse, c’est une vieille habitude génétique bien installée !

LIRE AUSSI : Livre. Où trouver les bons glucides ?

Facebook
LinkedIn
WhatsApp
Email
Dans la même catégorie

Nous utilisons des cookies