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Marie-Noëlle Veillet-Berry promue chevalier de l’Ordre national du mérite

Marie Noelle Veillet promue chevalier de l'ordre du méirite

Au terme d’une carrière exemplaire, l’ex-directrice du centre Alliance Pornic a marqué de son sceau la thalassothérapie en créant des cures et des séjours mêlant soins classiques, thérapies traditionnelles et nouvelles technologies.

Dorénavant, elle ne viendra plus en thalasso que pour faire des soins. Ce n’est pas pour déplaire à Marie-Noëlle Veillet-Berry qui lui a consacré sa vie. A 80 ans passés, cette figure de la thalasso a pris officiellement sa retraite, après le rachat du centre Alliance Pornic, qu’elle dirigeait depuis 2008, par For-Bzh, la filiale hôtelière du groupe breton Samsic. Elle vient de recevoir les insignes de chevalier de l’Ordre national du mérite.

Devenue à la fois esthéticienne, diététicienne et sophrologue, elle fait figure d’exception dès les années 1960. Collaboratrice proche de Maria Galland, elle est d’abord séduite par l’approche d’Henri Chenot, un précurseur de l’approche holistique de la santé, qui intégrait la médecine chinoise et la connaissance des cinq éléments dans ses soins. Elle en gardera une ouverture d’esprit et une créativité qui se traduiront très vite dans l’accompagnement et la prise en charge des clients. Son passage chez Phytomer lui apprendra toutes les bases de la thalasso, côté matières premières.

En 1979, elle prend la direction du centre thalasso de Perros-Guirec (Côtes-d’Armor). En avance pour l’époque, le centre intègre déjà un sophrologue et un acupuncteur. Une attitude qui détonne dans le milieu des thalassos, encore très tournées vers le médical pur et dur. Une dizaine d’années plus tard, elle se voit confier la création du centre de Pornic (Loire-Atlantique). Pendant cinq ans, elle conçoit l’établissement de fond en comble. Elle est parmi les premières à y imposer des massages un peu particuliers, comme le shiatsu, la réflexologie plantaire ou le massage coréen, persuadée que l’eau de mer est moins efficace sur un corps bloqué énergétiquement.

Créer une thalasso de toutes pièces : un défi auquel cette entrepreneuse du bien-être ne peut résister. C’est alors que démarre son épopée tunisienne. Après l’ouverture d’un centre à Hammamet, elle passera à Djerba, où elle fera le succès de l’Athénée Palace, puis de l’hôtel Ulysse, l’établissement mitoyen.

Une approche innovante de la thalasso

En 2008, Marie-Noëlle Veillet-Berry revient en France. A l’endroit précis d’où elle était partie : le centre de Pornic, dont elle reprend la direction générale. Elle va en faire l’un des établissements les plus inventifs en matière de soins. Toujours largement ouvert aux thérapies traditionnelles, comme l’Ayurveda, et aux médecines alternatives, comme la somatothérapie, elle n’hésite pas à intégrer aussi des procédés de pointe, comme le Physioscan, l’Oligoscan, la cryothérapie corps entier, ou encore : le test GniomCheck (microbiote).

La grande force de cette femme d’humeur toujours égale est d’avoir su créer une équipe soudée, acquise à ses idées et à sa conception de la thalasso. En novembre dernier, elle avait passé une grande partie de ses pouvoirs à Julie Lemarié, assistée de Martine Lesage, une autre fidèle, en place depuis 29 ans. L’avenir de Pornic est en de bonnes mains, pour la plus grande satisfaction d’Hervé Duperret, le directeur général du groupe For-Bzh, qui détient aussi, depuis peu, la thalasso de Dinard et, bientôt, la future thalasso de Perros-Guirec.

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