Il n’y aura pas de «coup de pouce» au-delà de la hausse automatique de 0,9% prévue en janvier pour compenser l’inflation, a indiqué jeudi la ministre du Travail, Elisabeth Borne.
«On ne va pas faire de coup de pouce, je vous le confirme», a déclaré Elisabeth Borne sur CNews, le 16 décembre, soulignant qu’en un an, le Smic «aura augmenté de 3,1% pour s’établir à 1 603 euros brut mensuels». Le 1er janvier 2021, le salaire minimum avait été revalorisé de 0,99%, avant de connaître une nouvelle hausse, le 1er octobre, de 2,2%. Sur douze mois, la hausse sera donc d’environ 48 euros en brut. En net, le salarié touchera 1 269 euros par mois, contre 1 231 euros début janvier, soit 38 euros de plus sur un an.
«Le choix, depuis le début du quinquennat [est] d’augmenter le pouvoir d’achat en augmentant la prime d’activité [et] en supprimant certaines cotisations, pour augmenter le revenu sans peser sur le coût du travail, ce qui peut détruire des emplois», a expliqué la ministre. Le gouvernement s’est ainsi rangé du côté de l’avis du groupe d’experts chargé de l’éclairer sur le Smic.
Fin novembre, ces économistes avaient donné une recommandation prudente. Ils avaient estimé qu’un «coup de pouce» serait «préjudiciable à l’emploi des personnes les plus vulnérables», d’autant plus qu’il ne pourrait «plus être compensé par une baisse des cotisations sociales employeur», qui ont atteint, selon eux, le seuil maximal au niveau du Smic.



