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Fermeture des salles de sport : une première décision de justice décevante

Décision judiciaire décevante pour les salles de sport

Vive déception pour les salles de sport qui protestaient contre un arrêté préfectoral ayant ordonné leur fermeture en Gironde : le tribunal administratif de Bordeaux a rejeté leur demande. Une quinzaine d’actions similaires ont été lancées en France.

Les portes des salles de sport et de fitness resteront closes. Le tribunal administratif de Bordeaux a rejeté leur demande. C’est la première décision de justice sur un recours des exploitants contre leur fermeture dans plusieurs grandes villes (durant au moins deux semaines), alors qu’une quinzaine d’actions ont été lancées dans toute la France.

Me Florent Verdier, pour le syndicat du fitness France Active, Me Fleur Jourdan, pour Keep Cool, avaient insisté sur «l’absence de cluster dans les salles de sport grâce au protocole sanitaire très rigoureux mis en place», avec distanciation forte et nombre de pratiquants limité, et mis en avant le «sport comme élément de lutte contre» le Covid-19.

La mesure « n’apparaît pas disproportionnée »

Selon l’AFP, ils s’étaient référés à une étude américaine «qui permet d’établir que le risque de contamination est 500 fois inférieur pour les pratiquants de salles de sport comparativement au reste de la population». Ils concluaient que «l’incidence de la fermeture des clubs sportifs sur la propagation du virus n’est pas établie».

La préfecture de Gironde, elle, avait invoqué par l’intermédiaire d’un conseiller médical de l’Agence régionale de santé les «risques sanitaires liés à l’aérosolisation», risques «désormais établis scientifiquement», s’agissant d’espaces clos sans port de masque comme les salles de sport. Elle avait cité des cas de contamination dans une salle de danse cet été sur la métropole, et dans des clubs de sport en septembre, même sans cluster.

Dans son ordonnance, dont l’AFP a eu copie, la juge des référés estime que l’arrêté préfectoral «ne remet pas en cause la possibilité de pratiquer des activités sportives» mais «vise seulement à interdire, pour une période dans le temps limitée à 15 jours», des activités en lieu clos et couverts qui «favorisent une circulation accélérée du virus». Par conséquent, la mesure de fermeture «n’apparaît pas disproportionnée au regard de l’objectif de protection de la santé publique poursuivi», selon elle.

Des petites entreprises à l’équilibre fragile

«C’est une injustice terrible (….) Le gouvernement tape sur les salles de sport d’une manière disproportionnée», a réagi pour l’AFP Guillaume Schroll, vice-président du syndicat France Active, qui dit avoir lancé, à ce jour, seize actions identiques en France, avec neuf audiences devant se tenir ce mercredi. «On espère bien que ce n’est pas terminé. Nous, on y croit, même si c’est une lutte un peu inégale» face à l’Etat, a-t-il ajouté.

Selon lui, rien ne justifie cette fermeture des salles de sport où «il n’y a pas de clusters avérés» et où les chiffres de contamination «sont dérisoires». Son syndicat, qui revendique quelque 1 600 entreprises employant 6 000 à 7 000 personnes, se dit «très inquiet» sur la santé de ces clubs, dont la moitié sont en difficultés financières après avoir déjà affronté le confinement puis les coûts pour renforcer les mesures sanitaires.

Lundi, la ministre déléguée aux Sports, Roxana Maracineanu, a assuré sur Europe 1 que le manque à gagner des salles de sport serait «totalement compensé», avec, notamment, «10 000 euros d’aides pour ce mois-ci par propriétaire de salles de sport et une exonération des charges». Les représentants des salles de sport, fermées depuis lundi, devraient être bientôt reçus à Bercy.

Avec l’AFP.

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