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Fermeture des salles de sport : la vive inquiétude des professionnels

Salle de sport

L’annonce du ministre de la Santé les a fait bondir. Après avoir investi de gros moyens dans la protection de leurs adhérents, les patrons de salles de sport de plusieurs grandes villes, qui doivent à nouveau fermer leurs portes dès ce lundi, craignent pour leur survie.

Distanciation sanitaire aménagement des espaces, avec, au besoin, des machines condamnées, désinfection renforcée, flux limité de clients, nettoyage systématique des appareils… Ils avaient voulu se montrer exemplaires. Las ! Leurs efforts n’auront pas été suffisants pour convaincre le ministre de la Santé, Olivier Véran, qui a désigné les salles de sport, mercredi dernier, comme «des lieux de contamination importants».

Après la vive réaction d’Arthur Benzaquen, le président de Ken Group, qui soulignait jeudi que cette décision tombait au pire moment pour les clubs de fitness, après leur redémarrage estival, d’autres professionnels sont montés au créneau, faisant part de leur stupeur. «Il n’y a jamais eu de cluster (dans les clubs de fitness, NDLR). Pourquoi tout à coup on est arbitrairement sanctionné ?», s’interroge Philippe Herbette, PDG du groupe Fitness Park, dans les colonnes des Dernières Nouvelles d’Alsace.

Pour le patron de ce réseau de 250 clubs, cette mesure est d’autant plus incompréhensible que son groupe a mis en place «un protocole strict et hyper efficace». «On utilise le virucide le plus puissant qui existe sur tous les appareils, portes de vestiaires, casiers, bornes d’accueil… Il nous a coûté une fortune, car on voulait utiliser ce qu’il y avait de mieux», explique le PDG.

«Nous sommes outrés par la fait que l’on puisse considérer les salles de sport comme des lieux de propagation, alors que les statistiques démontrent le contraire», s’étonne à son tour Virgile Caillet, délégué général de l’Union Sport et Cycles, cité par l’AFP. Selon lui, seuls 200 cas de Covid ont été recensés depuis le 1er août sur près de 25 millions de passages dans la totalité des salles confinées proposant une activité sportive, le fitness représentant la plus grande part.

« Il va y avoir des drames humains »

«Les chiffres parlent d’eux-mêmes : vingt cas avérés sur les 260 salles du réseau, soit 0,000007%. Au total, Keep Cool se voit contraint de fermer une centaine de salles pour environ 200 000 adhérents», renchérit dans un communiqué l’enseigne de salles de sport, qui estime que «le fitness fait partie de la solution et non du problème ». «Les pratiquants ont très majoritairement moins de 65 ans et sont très rarement en situation de comorbidité», précise-t-elle.

Un coup dur, donc, pour les principaux acteurs de la filière en France, qui s’étaient déjà particulièrement mobilisés en mai pour demander la réouverture de leurs salles, après le déconfinement. Quant aux quelque sept millions de personnes qui sont abonnées à une salle de sport, elles vont devoir de nouveau patienter dans une dizaine de grandes villes françaises classées en zone d’alerte renforcée comme Paris, Lyon, Marseille ou Montpellier.

Ce marché qui représente environ 2 milliards d’euros de chiffre d’affaires au plan national, avec près de 35 000 salariés, risque fort de ne pas résister à une deuxième salve de fermetures après celles du confinement, si l’on en croit ses représentants. «Il va y avoir des drames humains. Il y a des gens qui ont investi toute une vie dans leur business», prévient Virgile Caillet.

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