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Le futur « espace santé » numérique accessible à tous les Français

ANNONCE D ELA MISE EN PLACE D EL'ESPACE NUMÉRIQUE DE SANTÉ

Après une phase expérimentale dans trois départements jugée satisfaisante, l’Espace numérique de santé (ENS), qui doit contenir toutes les données du patient, sera généralisé à partir du 1er janvier.   

Prévu par la loi Buzyn de 2019, dans le cadre du projet de transformation du système de santé – baptisé «Ma Santé 2022» -, ce dispositif doit permettre à chaque citoyen d’accéder, non seulement à son dossier médical partagé (DMP), mais aussi à un espace de stockage sécurisé de toutes ses données de santé : synthèse médicale, carnet de vaccinations, comptes-rendus d’examens de biologie médicale, ordonnances, soins remboursés, copies de radio, etc.

Par ailleurs, une messagerie sécurisée permettra des échanges d’informations et de documents avec les professionnels, et un «agenda-santé» rappellera les différents évènements concernant le patient : rendez-vous médicaux, hospitalisations, rappels, etc. De plus, l’usager pourra choisir de donner accès aux données, y compris de santé, aux applications de son choix.

«Très vite, il est apparu, notamment pour éviter que nos données de santé ne soient confiées aux Gafam (Google, Apple, Facebook, Amazon et Microsoft, ndlr), qu’il revenait à la puissance publique d’endosser le rôle de garant de la sécurité et de l’éthique du numérique en santé et par là même, de construire l’espace numérique de santé, que chaque citoyen français pourra utiliser», soulignait dans un communiqué l’Assurance maladie, en avril dernier.

Un délai d’un mois pour s’opposer

Les Français approuvent d’ailleurs le projet. Une enquête menée fin juillet 2020 par OpinionWay auprès de 2 100 citoyens âgés de 18 ans et plus a révélé que huit personnes sur dix se déclarent «favorables» à l’utilisation de cet espace numérique et qu’un quart d’entre elles y sont même «très favorables». Les sondés y mettent toutefois deux conditions : le projet doit être sécurisé (données et simplicité d’accès) et proposer une solution alternative aux citoyens exclus du numérique, notamment les plus âgés.

«On a testé l’espace numérique de santé à l’échelle territoriale avec de bons résultats», a déclaré mardi Olivier Véran, à l’AFP, faisant référence à la phase expérimentale qui a eu lieu cet été auprès des habitants de Haute-Garonne, Loire-Atlantique et de la Somme. Les personnes qui ne veulent pas de cet espace numérique de santé auront un délai d’un mois pour s’y opposer, a indiqué le ministre de la Santé.

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