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Plusieurs personnalités lancent un appel pour le développement d’une médecine intégrative en France

créer une vraie médecine intégrative

Intégrer les médecines complémentaires dans le système de soins constituerait «le meilleur rempart face aux dérives», plaident plusieurs personnalités, dont le cancérologue Alain Toledano, le médecin Michel Cymes et la fondatrice de Medoucine.com Solange Arnaud.

Le déréférencement de Doctolib des praticiens de médecine non conventionnelle n’en finit pas de faire des vagues. Et, cette fois, il ne s’agit plus de stigmatiser sans nuance les pratiques complémentaires, mais de proposer des passerelles entre le monde médical et les acteurs du «prendre soin» et de la prévention.

Dans une tribune parue dans le Journal du dimanche (JDD), plusieurs personnalités prennent ainsi position pour une intégration structurée et réglementée des pratiques de bien-être, dont certaines sont déjà présentes à «l’hôpital de la Pitié Salpêtrière, les hôpitaux militaires, de nombreux CHU, les centres de lutte contre le cancer».

«Ces pratiques sont à forte valeur ajoutée», estiment les signataires, alors que des charlatans du bien-être profitent de l’absence de réglementation. Ils citent, notamment, le projet pilote de l’Institut Rafaël Santé intégrative, initié par le cancérologue Alain Toledano, qui milite depuis plusieurs années pour que l’on investisse davantage dans la prévention.

Pénurie de soignants, fermetures de services d’urgence… La crise sanitaire a jeté une lumière crue sur les faiblesses de notre système de santé, alors que ses dépenses représentent plus de 11% du PIB. «Quinze minutes, c’est la durée moyenne d’une consultation. Faute de temps, la prise en compte de la charge émotionnelle, l’activité physique, la psychologie et toutes les dimensions de la prévention et du ‘prendre soin’ global n’ont pas toujours leur place», déplorent les auteurs de la tribune.

Promouvoir la recherche

Le chantier reste toutefois énorme. «On ne sait pas toujours pour quelle population, selon quels protocoles, ni comment ces pratiques complémentaires fonctionnent», reconnaissent-ils. Il n’y a pas non plus de référentiel réglementaire, «hormis pour l’ostéopathie et la chiropraxie», qui ont bénéficié de la loi Kouchner de 2002.

«Cette vision intégrative reste à construire mais elle est accessible, pourvu que chacun coopère», insistent les signataires, qui appellent les pouvoirs publics à «promouvoir la recherche, à fixer des règles plus claires et à les faire appliquer», et «tous les acteurs du soin, du ‘prendre soin’ et de la prévention qui œuvrent avec sérieux et dévouement» à s’unir.

Des personnalités s'unissent pour réclamer une vraie médecine intégrative
De Gauche à droite, Solange Arnaud, fondatrice de Médecine; Michel Cymes, médecin; Alain Toledano, cancérologue.

Signataires :
Solange Arnaud, fondatrice de
medoucine.com, Michel Cymes, médecin, Alain Toledano, cancérologue et cofondateur de l’Institut Rafaël, Véronique Mondain, responsable du département de médecine intégrative du CHU de Nice, Florian Petitjean, pharmacien et fondateur d’Olisma, Afa Crohn RCH France, association de patients atteints de MICI (maladies inflammatoires chroniques de l’intestin).

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