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La franchise perd du terrain dans l’esthétique et la coiffure

FRANCHISES

La franchise a le vent en poupe en France. Tous les indicateurs sont au vert, sauf pour l’esthétique et la coiffure, selon la Fédération française de la franchise. Pour autant, Nina Mauk, directrice du développement de Franchise Expo Paris, se veut optimiste : «l’intérêt marqué pour la beauté et le bien-être se maintient », assure-t-elle à Profession bien-être, alors que le salon ouvre ses portes ce samedi pendant trois jours.

Si la franchise connaît une forte progression en France, avec une augmentation de son activité de 15,5% en 2023, soit une deuxième année consécutive de croissance à deux chiffres, après une hausse de 11,4% en 2022, la coiffure et l’esthétique, pour leur part, figurent avant-derniers en termes de dynamisme, avant les services aux entreprises, selon les indicateurs publiés par la Fédération française de la franchise, relayés par le magazine LSA.

En effet, le chiffre d’affaires cumulé pour la coiffure et l’esthétique a reculé de 5,3% l’an dernier, à 2,09 milliards d’euros, avec un nombre d’enseignes (133) qui a fondu de près de 8% par rapport à 2022. Conséquence : les points de vente franchisés du secteur se réduisent, s’élevant à 6 332 pour 2023, soit un recul de 4,9%. 

Des chiffres qui tranchent avec ceux du marché global des services à la personne, dont les franchises se sont envolées en 2023 : chiffre d’affaires (+45,6%), nombre d’enseignes (+34,5%), nombre de points de vente en franchise (+40,9%)… Selon Nina Pauk, toutefois, l’intérêt marqué pour le secteur «beauté santé remise en forme» se maintient au salon Franchise Expo Paris, soutenu, il est vrai, par l’activité fitness et remise en forme.

Profession bien-être : Trois ans après la crise sanitaire et un pic d’inflation, en 2023, comment se porte le marché de la franchise dans la beauté, le bien-être et la remise en forme ?

Nina Pauk : L’intérêt marqué pour le secteur se maintient. C’est une tendance qui s’est affirmée depuis l’année dernière et qui se confirme en 2024. Mais ce qui le tire vers le haut, aujourd’hui, c’est la partie fitness et remise en forme, parce qu’il y a toujours un engouement pour prendre davantage soin de soi. Cette année, 41 enseignes sont présentes au salon de la franchise dans la catégorie «beauté santé remise en forme». Si l’on prend en considération, plus spécifiquement, le segment de la beauté et de la parfumerie, c’est plutôt stable, avec 14 enseignes.

Je ne vois pas, cette année, d’enseignes de coiffure parmi vos exposants pour cette nouvelle édition…

Vous avez raison. C’est une offre qu’on est en train de développer mais qui n’est pas représentée cette année au salon. On y travaille depuis la reprise l’événement par le nouvel organisateur (Infopro Digital depuis 2023, NDLR). L’an dernier, Look’s était présent, mais les enseignes de coiffure sont dans une autre dynamique.

Elles recherchent principalement des professionnels qui sont dans leur domaine et c’est peut être, pour nous, l’élément qui reste bloquant. Mais on a cette volonté de les faire venir, car ces enseignes y ont toutes leur place : le salon attire de nombreux visiteurs qui ont une appétence pour cette activité.

En revanche, le groupe L’Occitane revient au salon en 2024. La cosmétique et la franchise semblent faire bon ménage…

Oui, L’Occitane fait son grand retour, après plusieurs années d’absence sur le salon. Je pense qu’ils ont souhaité réintégrer le développement en franchise dans leur stratégie. On observe aussi une tendance vers le low-cost dans le secteur de la beauté et de la santé, notamment dans la parfumerie.

On avait déjà des concepts comme Adopt, avec des produits de qualité mais à des tarifs accessibles. Cette année, des enseignes comme Avril, dans la cosmétique bio, sont présentes, ainsi que des concepts étrangers comme Acqua di Firenze, Adélia Mendoça, L’Erbolario ou encore Saga Cosmetics. J’ajoute que le domaine du CBD (cannabidiol non médical, NDLR) fait aussi des émules, avec CBD.fr, High Society et Kilogrammes.

Côté bien-être et remise en forme, vous avez des enseignes qui restent fidèles, comme, dans la beauté, le groupe Novi, Yves Rocher ou Guinot Mary Cohr…

Oui, absolument. Cryotera est présent au salon depuis plusieurs années, tout comme L’Orange bleue, pour le fitness, un secteur bien représenté, avec My Big Bang, On Air ou encore New Me, un concept de studio café, plutôt haut de gamme, avec des décorations soignées, des bars à lattes, du coaching, du pilates, du yoga, etc.

Les marques concernant les ongles semblent briller par leur absence. C’est un marché pourtant en plein essor. Comment l’expliquez-vous ?

C’est vrai. On a juste une seule enseigne italienne dans le domaine des ongles, Nail Express. Je pense que que ce secteur se porte bien pour elles et que, a priori, leur priorité n’est pas nécessairement de participer au salon. Des réseaux comme L’Onglerie, qui avaient pour habitude d’exposer sur le salon, se concentrent aujourd’hui sur d’autres canaux de recrutements.

Propos recueillis par Georges Margossian.

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